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Quel paien etes-vous ?

**** Merci de faire suivre ce questionnaire a toute personne susceptible d’y repondre

Avec nos excuses pour les doublons inévitables ****

Voici une sorte de questionnaire auquel il vous est possible de repondre assez facilement. Il vous donne aussi des espaces pour vous exprimer librement.

Le questionnaire comporte une deuxieme partie de questions sur votre insertion sociale. Elles sont evidemment secondaires : zappez les tranquillement si elles vous deplaisent.

**** Notez que nous avons omis les accents pour eviter les incompatibilites entre differents systemes de gestion de vos ordinateur. ****

Ces donnees seront rendues publiques mais les noms, adresses mail des participants, details personnels de chacun seront confidentiels et connus de la seule personne a qui vous aurez repondu. Elle s’engage a ne pas les communiquer et ce sous aucun pretexte.

***

Comment envoyer votre reponse ?

Envoyez votre reponse a runesxx@free.fr en faisant un copié-collé ce questionnaire et de preference en l’incluant dans l’email : evitez d’utiliser un fichier joint, merci.

***

1. Vous sentez-vous païen ? (effacez la mention inutile) /  oui / non /

2.            Si oui de quel paganisme vous sentez vous le plus proche ? / (effacer les paganismes que vous ne sentez pas proches de vous)  wicca / druidisant / nordisant-germanisant / khemitisme / hellenisme / latinisme / animisme / bouddhisme/ religions orientales autres que bouddhisme / autre (dans ce cas, ecrivez le nom de la religion que vous considerez comme votre) /

3.            Si non vous sentez-vous ? /  chretien / rationaliste / athee / autre (precisez) /

4. Avez-vous le sentiment d’avoir garde une certaine tendresse pour la religion de vos ancetres immediats (parents, grands parents)?  / ? oui / non / ne sais pas /

5. Pensez-vous que certaines des regles morales qui inspirent votre conduite viennent de l’heritage de vos ancetres immediats ? Si oui , lesquelles ? /  oui, de leur heritage / oui, de mon opposition a leur heritage / non /

6. Considerez-vous que le paganisme se definisse par une absence de regles dogmatiques en matiere de religion ?  / oui / non /

7. (presque la meme que 6, mais avec une grosse nuance) L’absence d’Eglises organisees vous seduit-elle dans le paganisme ? / oui / non /

8. Considerez-vous que seules des religions pre-chretiennes peuvent être païennes ? (repondre non implique de s’opposer a certaines versions des definitions des dictionnaires classiques. N’hesitez pas !)  / oui / non /

9. Qu’est-ce qui vous semble faire la difference fondamentale entre un païen et un non païen ? Effacer les proprietes qui ne vous semblent pas fondamentales – vous pouvez en laisser plusieurs, ou aucune. Si vous en laissez plusieurs, s’il vous plaît, ajoutez un chiffre indiquant leur ordre d’importance pour vous (1 exprime la plus grande importance).

/ le fait de rejeter les religions revelees /

/ le fait de croire en plusieurs Dieux (= polytheisme)/

/ le respect de la nature /

/ l’ecologie religieuse (politique ou non) /

/ l’attachement a la terre de vos ancetres /

/ l’absence de contraintes comme dans 5 et 6) /

/ la tolerance vis-a-vis des autres religions  /

/ le respect pour les autres religions non-païennes /

/ le retour a des croyances anciennes /

/ le retour aux croyances de vos ancetres lointains /

/ la nature des mythes et legendes associes a votre religion païenne /

/ l’acceptation de phenomenes inexplicables par la science, comme la magie /

/ les regles d’une moralite differente /

10. Pensez-vous que cette liste soit mal redigee ou incomplete ? Si oui, faites ici des propositions :

11. Considerez-vous que le paganisme soit porteur d’une ethique, de regles morales particulieres ? / oui / non / .

12. Existe-t-il un probleme de societe qui ait un lien quelconque avec votre paganisme (a titre de simple exemple : l’egalite hommes/femmes, l’homosexualite, le rechauffement de la planete, le chomage etc.) ? Si oui, précisez quel probleme / oui / non /

13. Existe-t-il des problemes philosophiques, autre qu’ethiques, qui soient relies a votre paganisme (par exemple, qu’est-ce que la ‘realite’, le role des humains sur la terre, etc.) / oui / non / Si vous le desirez, precisez et expliquez votre position :

14. La region dans laquelle vous vivez a-t-elle un lien avec votre paganisme ? / oui / non / Si vous le desirez, precisez et expliquez votre position :

*** Questions les moins personnelles possibles sur votre position sociale ***

Il est clair qu’il tout a fait possible de repondre aux questions 1-14 sans repondre aux question a-d, ci-dessous.

a. Dans quelle tranche d’age vous trouvez-vous ? / moins de 30 ans / entre 30 et 60 ans / plus de 60 ans

b. Quel est votre sexe selon l’etat civil ? feminin / masculin

c. Quel type de role social jouez-vous  (au sens large) ?  medical au sens large (toute personne apportant de l’aide a des malades ou des handicapes) / enseignement-recherche (y compris les personnes sans emploi officiel mais qui elevent ou ont eleve des enfants) / relationnel (en gros : le ‘tertiaire’) / administration (y compris les militaires) / employe-ouvrier-cadre / artistique / agriculture-peche-elevage / sans emploi (a votre avis)

d. Si vous avez repondu ‘sans emploi’ indiquez soit votre ancien metier, soit celui que vous recherchez. Etes-vous ? /  pensionne / chomeur / autre / mon ancien metier est : / je desire un nouveau metier qui est: /

Ces traces d’activités humaines, les plus vieilles en Europe occidentale, remonteraient à près de 1,6 million d’années.

Comme souvent en archéologie, la découverte a été fortuite. C’est en se promenant dans la carrière de basalte de Lézignan-la-Cèbe (Hérault) qu’un habitant de ce village ramasse, dans un «trou», de nombreux ossements. Il les porte à des archéologues qui vont très vite s’apercevoir que cette cavité recèle des fossiles d’os et de dents appartenant à de nombreux vertébrés : bovidés, cervidés, équidés, rhinocérotidés, proboscidiens (sans doute un Mammuthus meridionalis), oiseaux et reptiles. Cette faune est représentative d’une époque allant de – 1,8 million d’années à – 780 000 ans. Et la chance des archéologues est que la coulée de basalte qui recouvre le site, due à une éruption du volcan des Baumes, a pu être datée de – 1,57 million d’années. Ce qu’il y a dessous est donc forcément plus vieux. Cerise sur le gâteau, des fouilles récentes ont mis au jour un cortège d’objets fabriqués par l’homme. Il s’agit donc des plus ­anciennes traces d’activité humaine ­jamais découvertes en Europe occidentale, selon la note d’Yves Coppens dans les Comptes rendus de l’Académie des sciences.

«Galets aménagés»

«Nous avons environ 500 objets numérotés et décrits, explique Jean-Yves Crochet, l’archéologue du conseil général de l’Hérault qui dirige les fouilles. Et nous n’avons encore exploré que moins d’une dizaine de mètres carrés sur seulement 30 centimètres de profondeur. C’est dire la potentialité de ce site .» Parmi toutes les pièces recueillies figurent une vingtaine de ce que les spécialistes appellent des «artefacts», comme les «galets aménagés». Ce sont des outils de pierre qui ont été taillés soit sur une seule face soit sur deux. L’espoir est bien sûr, in fine, de trouver des restes d’hominidés. Mais il ne faut pas être trop pressé. «En Géorgie, à Dmanissi, il a fallu dix ans de fouilles pour retrouver des ossements humains .Et cet Homo georgicus date de 1,8 million d’années », se souvient Jean-Yves Crochet.

La région de Lézignan-la-Cèbe est très riche en vestiges archéologiques. «Dans un rayon de 100 kilomètres, on trouve 600 millions d’années d’histoire de la Terre, aussi bien terrestre que maritime, dont l’histoire humaine bien plus récente», constate Jean-Yves Crochet. Les fouilles menées dans la carrière de Lézignan-la-Cèbe par une équipe pluridisciplinaire ont également permis de montrer que le climat qui régnait à cette époque était chaud et humide et qu’il y avait un cours d’eaux vives à proximité. «Il est sûr que le contexte géologique du site est favorable et qu’il est potentiellement très riche», estime Grégoire Métais, chercheur CNRS détaché au Muséum national d’histoire naturelle, qui a travaillé sur les fossiles d’animaux.

Cette découverte éclaire également l’histoire des premiers hominidés, notamment leur «colonisation» des continents. Les premiers fabricants d’outils, comme Homo habilis, apparaissent il y a 2,5 millions d’années en Afrique de l’Est. On les retrouve ensuite aux portes de l’Europe vers – 1,8 million d’années, comme en témoignent les restes découverts à Dmanissi, en Géorgie. En allant vers l’ouest, tous les sites où l’on retrouve leurs traces (Atapuerca en Espagne, 1,2-1,1 million d’années ; Kozamika en Bulgarie, 1,4-1,2 million d’années ; Pirro en Italie ; 1,4-1,3 million d’années ; la grotte du Vallonnet dans les Alpes-Maritimes, autour du million d’années) sont plus récents que celui de Lézignan-la-Cèbe (1,5-1,6 million d’années). Les premiers hominidés seraient donc arrivés en Europe occidentale plus tôt qu’on ne le pensait.

Les choses ne vont pas en rester là. «L’an prochain, le chantier va être plus important, explique Jean-Yves Crochet. Il faudra obtenir toutes les données géologiques possibles, aussi bien en minéralogie qu’en datation avant de pouvoir refouiller plus profondément.» Avec, à la clé, le Graal des spécialistes du paléolithique : des ossements fossilisés d’hominidés. Rendez-vous dans un an… ou dans dix ans.

source : http://www.lefigaro.fr

Cette exposition consacrée aux rites funéraires à Lugdunum (Ier siècle avant-IIIe siècle après J.-C .) et plus largement à la Gaule romaine, s’inscrit dans une tradition de recherches anciennes à Lyon: à l’origine des collections du musée, au XIXème siècle, les inscriptions funéraires ont tenu une place importante comme sources essentielles pour la connaissance de l’histoire ancienne. Lors de la création du musée, en 1975, c’est encore essentiellement sous l’angle de l’épigraphie qu’est abordé le domaine funéraire: les épitaphes apportent un éclairage sociologique aux différents thèmes présentés: vie domestique, artisanat, commerce… L’évolution des rites funéraires (passage de l’incinération à l’inhumation) et la nature des objets associés aux défunts commencent à être abordées.

Depuis, de nombreuses nécropoles ont été explorées sur tout le territoire lyonnais: sur la colline de Fourvière (rue de la Favorite 1 et 2, Lyon 5ème), dans la plaine de Vaise (fouilles du boulevard périphérique nord; de la villa Montel), sur la rive gauche du Rhône (à l’arrivée de la « voie d’Italie », Lyon 7ème)… essentiellement dans le cadre de fouilles préventives prescrites par L’Etat et mises en œuvre par les archéologues de l’Institut national de recherches archéologiques préventives (Inrap). La mise en œuvre de méthodes de fouilles spécifiques, l’application systématique des analyses anthropologiques sur le terrain même et non plus seulement en laboratoire, l’attention minutieuse portée au traitement des objets retrouvés dans les tombes… autorisent désormais une approche ethnographique des pratiques funéraires. Mis en perspective avec les textes, ces résultats restituent non seulement la complexité des rites propres à la religion romaine, mais débouchent aussi sur des questions d’ordre sociologique et culturel. Par la nature même du sujet, qui touche aux fondements même de la société, il s’agit sans aucun doute d’un des apports les plus notables de l’archéologie à la connaissance du monde gallo-romain. D’où le choix du thème de cette exposition, qui souhaite restituer au public ces progrès considérables enregistrés à Lyon au cours des 25 dernières années.

Le parti pris, dans la continuité de l’exposition La religion des Celtes, donnera une large place aux reconstitutions. Il s’agit de restituer les rites funéraires à l’époque romaine depuis le décès jusqu’à l’ensevelissement, mais en abordant aussi les cérémonies ultérieures et, in fine, la redécouverte moderne et les fouilles contemporaines des tombes et nécropoles de Lyon.

Au départ, une évocation de la veillée funèbre puis du cortège funéraire, conduira le visiteur au coeur de l’exposition, avec la reconstitution de l’espace d’une nécropole de la fin du Ier siècle après J.-C. Ainsi seront évoqués les pratiques de l’incinération, de l’inhumation, les banquets funéraires, les rites de mémoire, la nature et la fonction des objets déposés avec le défunt et plus largement la place des sépultures dans le paysage urbain, les rapports entre vivants et morts… On souhaite montrer que, dans l’antiquité romaine, la mort est considérée comme l’épilogue de la vie, et n’a donc rien de tragique et ainsi dédramatiser des notions liées pour l’essentiel au christianisme. On s’attachera également aux idées de mémoire familiale, voire civique. On essaiera enfin de suggérer la manière dont les sépultures reflètent la hiérarchie sociale, des plus grands mausolées jusqu’aux tombes constituées d’une simple amphore. Dans une seconde partie, seront évoquées la redécouverte des monuments et de pièces à l’époque moderne ainsi que les méthodes de l’archéologie (explication des techniques de l’anthropologie, de l’analyse des restes animaux et végétaux…).

Post Mortem – Rites funéraires à Lugdunum

Jusqu’au 30 mai 2010 au musée gallo-romain de Lyon

Renseignements complémentaires: www.musees-gallo-romains.com

Près d’un millier de personnes auraient été victimes de pratiques ritualisées de cannibalisme, au Néolithique, vers 5.000 ans av. J.-C., sur le site de Herxheim, dans le sud-ouest de l’Allemagne, selon une étude publiée dans la dernière édition de la revue scientifique Antiquity.

Des fouilles réalisées sur ce site en 1996-1999 avant la construction d’installations industrielles et commerciales, puis de 2005 à 2008, ont permis de découvrir les restes de quelque 500 individus, alors qu’à peine la moitié de l’aire a été explorée.

Au total « plus de 1.000 individus » seraient concernés, selon Bruno Boulestin (Laboratoire d’anthropologie des populations du passé, Université de Bordeaux-1, France) et son équipe de chercheurs français et allemands.

Ils ont examiné précisément les restes de six adultes (dont au moins un homme), deux enfants (5-7 ans et 15 ans) et deux foetus retrouvés dans un des « dépôts ».

Les traces sur les os témoignent de tentatives d’enlever les chairs ou de couper des ligaments ou tendons « similaires avec des pratiques de boucherie sur les animaux », relèvent les chercheurs qui concluent que les dix occupants de ce dépôt « ont été cannibalisés ». Certains os auraient été rongés.

Il ne s’agit « pas du tout du canibalisme alimentaire », a précisé à l’AFP M. Boulestin, mais de « quelque chose d’extrêmement ritualisé ».

« Ils ont découpé des corps, ils ont cassé les os pour récupérer la moelle, ils les ont mangés », insiste-t-il, mais « il ne s’agit pas seulement de cela ».

En effet, les ossements humains sont « déposés de façon extrêment ritualisée, avec des céramiques qui viennent de très loin, des bris d’autres objets, des éléments d’animaux qui sont très sélectionnés » (cornes, pattes de chien, mandibules de carnivores), « tout ça est manifestement extrêmement codifié », ajoute-t-il.

Des anthropologues allemands avaient auparavant conclu à des pratiques funéraires.

Pour M. Boulestin, il est « impossible que ce soit une mortalité naturelle », compte tenu des âges des individus (« trop d’adultes et de grands enfants », jusqu’à « 16 adultes dans certains dépôts »), leur mort simultanée étant peu vraisemblable.

Sur ce site abritant plusieurs dizaines de « dépôts », ces phénomènes de cannibalisme se seraient déroulés en « moins de 50 ans ».

Sans exclure la possibilité de sacrifices humains, il relève que « c’est quelque chose d’extrêmement compliqué à démontrer en archéologie ».

Source : http://www.lemonde.fr/

« Ambiorix, roi des Eburons » est le thème de l’exposition qui se tient du 5 décembre au 13 juin au Musée gallo-romain de Tongres (Belgique), un lieu culturel entièrement rénové après quatre années de travaux d’agrandissement.

 

L’exposition permet aux visiteurs de mieux comprendre les racines de la culture celte et ainsi de lever une partie du voile sur le mystère entourant les Eburons. Le point d’orgue de cette manifestation est incontestablement la reconstitution du combat héroïque entre les Eburons, avec à leur tête Ambiorix, et les légions romaines sous le commandement de Jules César. Par ailleurs, quelque 25 pièces du « Trésor de Thuin », acquises par la Fondation Roi Baudouin, ont été prêtées pour cette exposition. Ce trésor, qui compte 70 monnaies gauloises en or, a une valeur archéologique et numismatique exceptionnelle. Enfoui dans le sol à Thuin, il y a 2.000 ans, il a été exhumé à la fin du 20e siècle sans avoir été dispersé. De tels vestiges sont généralement très rares et fragmentaires dans nos régions. Ces pièces de monnaie, à l’effigie d’Alexandre le Grand au recto et frappées d’un attelage au verso, sont manifestement inspirées des monnaies grecques. L’exposition est accessible au public du mardi au vendredi, de 09h00 à 17h00, ainsi que les samedis, dimanches et jours fériés, de 10h00 à 18h00.

Informations: www.galloromeinsmuseum.be (OSN)

La tombe d’un notable écossais d’il ya quelque 4000 ans a été découverte, intacte, à Forteviot en Écosse.

(François Savatier)

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En août 2009, 50 archéologues écossais et Écossais non archéologues se rassemblent à Forteviot au centre d’un «henge», un site entouré d’un cercle de pierres ou de pieux de bois. Dans cet ancien lieu de culte contemporain de Stonehenge (vers –2500), ils sont venus assister à la cérémonie la plus sacrée du culte archéologique : l’ouverture d’une tombe inviolée. Les quatre tonnes de la pierre sont soulevées et l’on découvre… un cercueil de pierre sans squelette.

 

Décevant ? Non, car il y a 4000 ans, la plupart des tombes sont des fosses, et les constructions funéraires dont le contenu a été préservé sont très rares en Europe. Le contenu de la tombe? Pas grand chose à première vue, sinon des galets de quartz blancs. Le squelette a entièrement disparu, ce qui est la règle dans les sols acides écossais, mais une trainée blanche suggère des résidus humains. Le corps était manifestement couché sur un lit d’écorce de bouleau, dont des restes sont identifiables à l’œil nu. Parmi les nombreux restes organiques qui subsistent, les fragments d’un sac de cuir posés près de la tête, des fleurs, des morceaux d’objets de bois, dont, semble-t-il le pommeau d’un grand poignard de bronze. Celui-ci constitue sans nul doute la pièce la plus spectaculaire, d’autant plus qu’il est accompagné des restes assez bien conservés d’un fourreau de cuir ornementé d’or, une trouvaille unique à ce jour en Europe dans le bronze ancien. L’équipement du défunt comportait aussi un petit couteau de bronze.

 

Pour les archéologues, un tel contenu organique est bien plus précieux que l’or du fourreau ou le bronze du poignard, étant donné les trésors d’informations qu’ils peuvent en tirer. Les analyses vont maintenant commencer afin de faire «parler» les vestiges, mais il est déjà clair que la tombe est celle d’un personnage très important. Gordon Noble, de l’Université d’Aberdeen et l’un des archéologues qui étudient la tombe, souligne qu’elle a été construite environ 500 ans après le henge, et placée en son exact centre. De fait, la pierre tombale pourrait être une pièce rapportée d’un monument néolithique plus ancien, car, chose rarissime, y est gravé ce qui ressemble à une hache de guerre en pierre flanquée d’une spirale. Près de la tête du mort, deux haches de bronze sont représentées dans la paroi de pierre. Elle confirme le haut rang guerrier du personnage enterré, peut-être lié à la religion d’alors.

 

Pour les Écossais, même non archéologues, la découverte est notable, car le Duan Albanach, un poème écossais du XIe siècle mentionne la mort au IXe siècle de Kenneth McAlpin, l’un des tout premiers rois écossais, «dans son palais de Forteviot». Or le roi écossais d’origine gaélique, c’est-à-dire irlandaise, avait réussi à imposer son parti et son autorité au conglomérat indistinct et mouvant des tribus pictes, qui ont résisté à tous les envahisseurs depuis l’Antiquité, et descendaient probablement des plus anciens habitants de la Calédonie (l’Écosse d’avant les Écossais). Ainsi, en redécouvrant Forteviot, les Écossais ont probablement situé l’un des hauts lieux de la vie calédonienne, picte puis écossaise durant plus de 3000 ans…

 

Source :  http://www.pourlascience.fr/ewb_pages/a/actualite-un-cercueil-de-4000-ans-23719.php

 

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© Eric Gailledrat

Ossements d’équidés associés à une épée celtique dans son fourreau.

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Les fouilles menées depuis 2004 sur le site archéologique de Pech Maho à Sigean (Aude) ont révélé les traces de rituels d’un type totalement inédit. En l’an 200 avant notre ère, après une destruction brutale, de nombreuses personnes reviennent à Pech Maho pour des rituels funéraires, mêlant sacrifices animaliers et crémation de dépouilles humaines, en l’honneur de héros vraisemblablement morts au combat. Sous la direction d’Eric Gailledrat du laboratoire Archéologie des Sociétés Méditerranéennes (CNRS / Université de Montpellier 3 / Ministère de la culture et de la communication / Inrap), les fouilles, menées par une équipe pluridisciplinaire associant entre autres Armelle Gardeisen, archéozoologue et Henri Duday, archéothanotologue, ont permis de mettre au jour une pratique encore jamais observée auparavant.

 

Fondé au VIe siècle avant notre ère, Pech Maho est un port de commerce tourné vers les échanges avec la Méditerranée. Peu avant -200, le site est attaqué et largement détruit par incendie, œuvre d’un agresseur possédant des machines de jets. Après la destruction, le lieu est déserté mais très vite, une population importante revient sur place et s’adonnent à des rituels originaux. Une approche stratigraphique a permis d’établir le scénario d’une activité post-destruction et de nombreuses découvertes issues des récentes fouilles viennent l’étayer.

 

En plus de nombreux restes de nourriture laissant penser à un grand banquet, les archéologues ont découvert les traces de massacre de plusieurs dizaines de chevaux. Les méthodes de découpe sont particulièrement violentes. Elles se distinguent de simples gestes de boucherie qui se font généralement au niveau des ligaments, alors qu’ici, on retrouve des coups d’épée portés à des chevaux dans le sens longitudinal. Un corps humain a été associé à ces restes : sacrifices ? Un bûcher est également installé dans le périmètre de l’habitat aménagé après destruction, où une dizaine d’individus est incinérée. Ces morts qui étaient habillés, parés et accompagnés de mobiliers divers, ont reçu un traitement funéraire comparable à celui en vogue en Languedoc au second âge du Fer (Ve-IIe siècle avant notre ère). Ce traitement n’en demeure pas moins original : l’incinération est collective et il n’y a pas de prélèvement des restes destinés à être disposés dans des tombes. L’ensemble de ces manifestations s’inscrit dans un intervalle de temps très court et il est certain que le site n’est plus véritablement habité après sa destruction. Les sacrifices de chevaux et les banquets ont probablement été réalisés préalablement à la sépulture multiple. Par leur caractère inédit, ces événements sont difficiles à nommer mais ils viennent véritablement clore l’histoire de Pech Maho, dont le souvenir à ses héros ne tardera pas à s’estomper sous le coup de la conquête romaine. Ainsi, Pech Maho n’est pas un simple sanctuaire mais ce qu’on pourrait appeler un hérôon : un édifice considéré comme le tombeau d’un héros, d’un mortel déifié, à qui on rend un culte.

 

Le site archéologique de Pech Maho est connu depuis le début du XXe siècle et des fouilles ont été menées dans les années 50 et 70, mais les rituels survenus après la destruction étaient inconnus. C’est dans le cadre d’un Projet collectif du Ministère de la Culture en 1998, que la documentation ancienne a été reprise et que de nouvelles fouilles ont démarré en 2004. Au départ, cette campagne visait notamment à mieux caractériser l’occupation du site avant destruction et le déroulement de cette dernière.

source :  http://www2.cnrs.fr/presse/communique/1715.htm

Une équipe d’archéologues a découvert à Pont-sur-Seine (Aube) un site néolithique exceptionnel.

A Pont-sur-Seine, dans l’Aube, un site archéologique exceptionnel a été découvert lors de recherches préventives dans le cadre du creusement d’une carrière. Par la densité de l’occupation (plus de vingt-cinq bâtiments) et par l’architecture originale de certains des bâtiments, ce site de quatre hectares est « sans équivalent connu en France, voire en Europe », a annoncé vendredi l’Inrap (Institut national de recherches archéologiques préventives).

Les premiers habitats datent du Néolithique moyen, de 4700 à 4400 avant notre ère, et les suivants d’un millier d’années plus tard.

Les plus anciens sont trois maisons circulaires d’environ 80 mètres carrés, avec un espace intérieur séparé en deux par une cloison de poteaux. Une dizaine de constructions de ce type était connue en France mais c’est la première fois que l’on en découvre plusieurs sur un même site.

Le même emplacement a été choisi entre 3500 et 2500 avant J.C. pour édifier dix bâtiments rectangulaires de taille variable, à deux nefs. Plus loin, des enclos délimités par des palissades contiennent d’autres édifices, dont deux ont une architecture totalement inédite en France et en Europe. Ces monuments, probablement à fonction cultuelle, ont une forme trapézoïdale au sol. Le plus petit se développe sur une surface de 280 m2, le plus grand sur près de 900 m2. Leur entrée est marquée à chaque fois par un long rétrécissement à l’est, et tous deux comportent des fosses centrales comblées avec plusieurs niveaux de pierre. Leur réalisation a dû nécessiter une force de travail importante.

« Témoin d’une organisation complexe, ce site est majeur pour la connaissance de la vie des hommes en France à la période néolithique », souligne l’Inrap qui y mènera des recherches jusqu’à la fin du mois.

source : l’express.fr

Une équipe d’archéologues britanniques à mis au jour les vestiges d’un petit colisée construit au début du 3ème siècle av. J-C. en dehors d’Ostie, ancien port de l’époque romaine à environ 25 kilomètres de Rome. « Rattaché au palace impérial du « procuratore », responsable du port, nous pensons que cet amphithéâtre d’une superficie de 42×38 mètres était destiné avant tout à un usage privé », a expliqué Simon Keay, directeur du projet.

« Des combats de gladiateurs ou de bêtes sauvages ont peut-être eu lieu dans cet endroit, mais il aurait également pu servir pour des réunions importantes ou, par sa proximité avec la mer, la mise en scène de batailles navales historiques. Des recherches supplémentaires seront nécessaires pour déterminer l’usage et la hauteur de l’amphithéâtre ce qui peut nous permettre aussi de mieux comprendre le fonctionnement du port entier », a-t-il ajouté.

L’amphitéâtre a été découvert au bout de trois ans de fouilles par une équipe britannique issue d’une coopération entre les universités de Southampton et de Cambridge et l’académie d’archéologie British School at Rome. Le site de l’amphithéâtre avait été localisé d’une façon approximative par l’archéologue italien Rodolfo Lanciani en 1868, mais ce n’est que 140 ans plus tard que la structure a pu être mise au jour grâce à des recherches plus systématiques.

source : le figaro.fr

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La Domus Aurea: le palais de Néron, LE palais impérial qui a servi de modèle à tous les palais de la Renaissance jusqu’à Versailles, fait encore parler de lui. La surintendance archéologique de la ville de Rome a annoncé la découverte catégorique de ce qui fut un des plus impressionnants exemples d’ingénierie antique : la salle à banquets tournante décrite par de nombreux auteurs antiques, la « cenatio rotunda » de Suètone (La vie des douze Césars). La découverte a été effectuée inopinément par des archéologues de la ville sur le versant de la colline du Palatin que l’on nomme Villa Barberini, lors de simples travaux de renforcement du terrain. Ceux qui connaissent un peu la topographie du centre de Rome seront étonnés par le fait que ce bout de la Domus Aurea se trouve sur le Palatin : les restes de la Domus connus jusqu’ici sont situés sur la colline de l’Oppius, c’est à dire au-delà de la vallée du Colisée . Cela en dit long sur la taille réelle du palais doré…*

Ce qui est encore plus extraordinaire est que la découverte annoncée aujourd’hui vient confirmer les dires des auteurs antiques. La salle pouvait recevoir des centaines de convives et avait la particularité de tourner très lentement sur elle-même, offrant aux yeux des participants des panoramas toujours différents, tandis que du plafond tombaient des pétales parfumées… Les archéologues auraient retrouvé un immense pilier de 4 m de diamètre pour 10 m de haut, sorte de tour recouverte de briques : le pivot autour duquel tournait la salle . A cette tour sont rattachés plusieurs arcs en briques disposés comme les rayons d’une roue de vélo : ils soutenaient la plate-forme qui devait avoir une vingtaine de mètres de diamètre …

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Les archéologues n’ont pas encore atteint le mécanisme du manège ; ils penchent pour la plupart pour un système hydraulique… La cerise sur le gâteau est l’emplacement même de la salle découverte : sur la colline du Palatin, à pic sur la vallée du Colisée (qui n’existait pas à l’époque : à sa place il y avait un lac artificiel) avec une vue à 360° sur Rome, du Capitole jusqu’à l’Aventin. Une vue digne d’un empereur!

http://lebuzzdelamar.blogspot.com/2009/10/decouverte-la-salle-des-banquets-de.html

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