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Archive for juillet 2010

Un vaste ensemble cultuel gallo-romain a été retrouvé à Neuville-sur-Sarthe, à quelques kilomètres du Mans

Le sanctuaire, qui a fonctionné entre les Ie et IIIe siècles de notre ère, était composé de temples de formes diverses, notamment carrée, circulaire (fait assez rare pour un temple) et octogonale.

La fouille a également mis au jour de nombreux objets (bijou, arme, ex-votos, outil de chirurgien, clef…) qui témoignent de l’importance du lieu.

La découverte, faite par des archéologues de l’Institut national de recherches archéologiques préventives (INRAP), a eu lieu à l’occasion de l’aménagement de la ZAC dite du Châpeau à Neuville-sur-Sarthe.

Difficile pour autant de dire à qui le sanctuaire était consacré. La présence d’ex-voto représentant… un oeil laisse penser qu’il pourrait s’agir d’un site consacré à un dieu guérisseur. Dans l’état actuel des découvertes, il est cependant encore trop tôt pour le dire. « Ce site va certainement marquer l’archéologie » de la région Pays-de-la-Loire « pour de nombreuses années », commente le dossier de presse de l’INRAP.

« Les nombreux objets découverts (datés du Ier siècle) témoignent de l’importance du sanctuaire », observent les archéologues de l’INRAP. Il s’agit en l’occurence d’offrandes des fidèles, parvenues souvent à nous en excellent état. Ces objets constituent un véritable inventaire à la Prévert… En l’occurence, et pêle-mêle: une très belle bague de femme en or pourvu d’un morceau de prase (du quartz vert); un non moins beau poignard (qui coupe encore !); des fibules (agrafes de vêtement), notamment une en forme d’étoile à décor de palmier, recouverte d’une couche d’étain, qui a conservé son brillant; des ex-votos; un outil de chirurgien; une clef, à la fonction sans doute symbolique; une clochette; des monnaies (romaines, gauloises, ibériques); une hache en bronze datant du… Néolithique…

Reste à interpréter le site. « Il s’agissait probablement d’un sanctuaire péri-urbain, à 4 km au nord de la ville antique du Mans », explique Jean-Yves Langlois. Fait qui n’est certainement pas dû au hasard: on a également découvert un site cultuel à Allonnes, à 4 km au sud de la cité. Celle-ci devait se trouvait ainsi symboliquement protégée par les divinités.

« Aujourd’hui, pour comprendre la fonction de ces temples, il faut se resituer dans le contexte antique où les dieux faisaient partie de la vie quotidienne », poursuit le représentant de l’INRAP. Les fidèles devaient pouvoir, par leurs dons, solliciter des soutiens célestes pour se prémunir des difficultés de l’existence. Il est significatif que l’on découvre à Neuville-sur-Sarthe des offrandes émanant de professions à risques: métiers de la métallurgie, comme les maréchaux-ferrands (exemple: des éléments d’harnachement de cheval) ou métiers militaires (exemple: le poignard).

« Difficile pour autant de savoir à qui ces offrandes étaient destinées, notamment en raison de l’absence de statues qui permettraient d’authentifier les divinités du lieu », constate l’un des
fouilleurs. On a en peut-être une petite idée grâce à la présence d’ex-votos, étonnants, représentant… un oeil. La (ou les) divinité (s) adorée (s) dans le sanctuaire pouvait ainsi être un dieu guérisseur chargé de veiller sur la santé des fidèles.

Grosso modo, l’ensemble comprenait trois parties. Côté ouest, on trouve l’élément principal du sanctuaire datant du Ier siècle, un temple carré de 15 m par 15 m et haut de 10-12 m. Au milieu: une pièce, la cella, dédiée aux divinités et entourée d’une galerie où déambulaient les fidèles. Les quelques fragments d’architecture découverts laissent penser qu’il s’agissait d’un bâtiment de style corinthien, construit dans la tradition celtique. Ses murs étaient probablement recouverts d’enduit bleu, blanc et rouge. Un revêtement antique qui devait différer assez grandement des goûts esthétiques du XXI siècle…

Un des temples du sanctuaire de Neuville-sur-Sarthe, daté des IIe et IIIe siècles de notre ère. © Hervé Paitier, Inrap

—–Au sud du site, les archéologues ont découvert, fait assez rare en France, les restes d’un temple de forme circulaire de 12 m de diamètre, pourvu d’une annexe carrée plus petite. Deux bâtiments qui ont dû être construits au IIe ou IIIe siècle après J.-C. Enfin, au nord, s’élevait un vaste édifice en forme de E de 8 m par 8 m. Il servait sans doute de lieu d’accueil et d’orientation des pélerins. Mais aussi de logement pour les gardiens ou de lieu de vente d’objets à offrir aux dieux.


« Les éléments recueillis lors de la fouille vont nous permettre d’étudier par où passaient les personnes fréquentant le sanctuaire, comment on y circulait », constate Gérard Cuillier. D’une manière générale, on pense que plusieurs milliers de pélerins pouvaient se tenir en même temps dans le complexe cultuel.

Un élément intrigue les archéologues: on a découvert sur le site trois tombes d’enfants (les squelettes ont disparu), dont l’un en parfait état de conservation. « D’habitude, à la période romaine, les sépultures des morts sont séparés des lieux de culte. Nous ne connaissons pas d’autre exemple comme celui-ci. Cela nous pose évidemment problème ! »,  commente le responsable du chantier archéologique.

source : http://culture.france2.fr/patrimoine/actu/

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GB: des archéologues découvrent un site de cérémonie majeur à Stonehenge

(AFP) –

LONDRES — Des archéologues européens travaillant à la cartographie du site mégalithique de Stonehenge, dans le sud de l’Angleterre, ont annoncé jeudi avoir mis au jour les vestiges d’un monument cérémoniel jusqu’alors inconnu à moins d’un kilomètre du cercle principal.

« Cette découverte est remarquable. Elle change complètement notre conception du site de Stonehenge », s’est réjoui le professeur Vince Gaffney, de l’université de Birmingham.

« Il faut savoir qu’on n’avait pas localisé de lieu de cérémonie majeur depuis au moins 50 ans sur le site de Stonehenge, dont on pensait qu’il n’était entouré que de vide », a-t-il ajouté.

Le nouveau monument serait contemporain de Stonehenge, édifié il y a environ 4.500 ans, et semble aligné comme lui en direction du lever du soleil lors du solstice d’été.

Il s’agit d’un fossé circulaire muni de deux entrées opposées nord-est/sud-ouest et qui pourrait avoir supporté une structure en bois: bref, une sorte de Stonehenge de bois, et non pas de pierres.

« L’hypothèse communément admise était qu’il n’y avait qu’un champ vide (autour de Stonehenge, ndlr) alors que maintenant, on a un monument cérémoniel majeur à portée de vue » des immenses menhirs du site principal, a déclaré Vince Gaffney.

La découverte – fortuite – est due à des scientifiques de Grande-Bretagne, Norvège, Suède, Autriche et Allemagne, qui viennent de lancer un vaste projet de cartographie de Stonehenge dirigé par l’université de Birmingham et le Ludwig Boltzmann Institute (Autriche).

Stonehenge (« pierres debout » en vieil anglais), classé au patrimoine mondial de l’Unesco en 1986, est un des alignements de menhirs les plus importants au monde.

Ses 17 blocs de grès, pouvant peser jusqu’à 45 tonnes et surmontés de six linteaux, sont alignés en direction du lever du soleil lors du solstice d’été, ce qui a nourri la théorie d’un observatoire préhistorique ou d’un temple dédié au soleil.

De récentes études sont cependant venues contredire ces hypothèses et révélé qu’il s’agissait en fait d’un lieu de pélerinage révéré pour les propriétés thérapeutiques de ses stèles. Les malades et blessés se rendaient à Stonehenge en raison du pouvoir curatif qu’ils attribuaient aux pierres érigées en cercle entre 2400 et 2200 avant JC. »

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ndlr : en quoi  ces études et découvertes viendraient-elles contredire les hypothèses évoquées ?… et si Stonehenge avait été tout à la fois un lieu de pèlerinage, un observatoire préhistorique et un temple dédié au culte solaire ?… serait-ce si inconcevable ???

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