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Archive for juin 2009

flute aurignacien

Des flûtes en ivoire vieilles de plus de 35.000 ans mises au jour dans le sud-ouest de l’Allemagne sont les plus vieux instruments de musique connus et révèlent l’existence d’une tradition musicale au Paléolithique supérieur, selon une étude parue mercredi dans Nature.

Douze morceaux d’une flûte en os, de 21,8 cm de long et de 8 mm environ de diamètre, ont été retrouvés en septembre 2008 dans la grotte de Hohle Fels de la vallée de l’Ach, à la base de dépôts datant de l’Aurignacien (de 37.000 à 29.000 ans).
L’instrument est taillé dans un radius de vautour fauve (Gyps fulvus), un animal d’une envergure comprise entre 230 et 265 cm « dont les os conviennent parfaitement pour de grandes flûtes », relèvent Nicholas Conard et Susanne Münzel de l’université de Tübingen, ainsi que Maria Malina, de l’Académie des sciences de Heidelberg.

« Les surfaces et la structure de la flûte sont en excellente état et révèlent de nombreux détails sur sa fabrication », ont-ils constaté.

L’instrument comptait cinq trous et quatre traits fins qui étaient « probablement des marqueurs pour indiquer les endroits précis où les trous devaient être percés » à l’aide de pierres grossièrement taillées, précisent les auteurs.

La flûte compte également deux profondes entailles en V à l’une de ses extrémités. Les archéologues, qui n’ont pas encore fabriqué de réplique de l’instrument, pensent que ces entailles faisaient office de bec.
Les fouilles à Hohle Fels ont également livré 2 petits fragments de flûtes en ivoire de dimensions inégales appartenant à deux instruments distincts. Un autre fragment de flûte en ivoire a été retrouvé dans la vallée de Lone, à plusieurs dizaines de kilomètres de Hohle Fels.

« La technique de confection d’une flûte à partir d’ivoire est autrement plus complexe que celle à partir d’un os d’oiseau », souligne dans un communiqué l’Université de Tübingen, qui précise que « compte tenu de la fragilité de l’ivoire, il est fréquent de retrouver des pièces isolées de tels objets ».

La datation au carbone 14 de la couche géologique dans laquelle ont été retrouvés ces instruments de musique donne un âge compris entre 40.000 et 31.000 ans, mais d’autres méthodes, comme la thermoluminescence, ont permis de préciser que ces objets étaient vieux d’environ 36.000 ans.

C’est également sur le site de Hohle Fels que l’équipe de Nicholas Conard a découvert, également en septembre 2008, une statuette datée d’environ 35.000 ans, la plus vieille représentation connue du corps féminin, qui a déjà fait l’objet d’une publication dans Nature le mois dernier.

La localisation de la flûte en os à seulement 70 cm de la figurine féminine du même âge « pourrait suggérer l’existence d’un possible lien contextuel entre ces deux vestiges », selon le communiqué de l’université.

Les découvertes des instruments de musique « démontrent qu’une tradition musicale existait dans le répertoire culturel de l’Aurignacien », affirment les archéologues.

Ils ajoutent qu' »en dehors de ceux trouvés dans le Jura souabe, il n’y a pas de preuve convaincante de l’existence d’instruments de musique vieux de plus de 30.000 ans ».

Des flûtes en os d’oiseaux datant du Paléolithique supérieur, et peut-être de l’Aurignacien, avaient été exhumées au début du 20ème siècle sur le site d’Izturitz dans les Pyrénées françaises, mais ces fouilles sont mal documentées et les objets ne peuvent donc pas être datés avec précision.

Source:
http://actu.voila.fr/actualites/sciences/2009/06/25/des-flutes-revelent-l-existence-d-une-tradition-musicale-vieille-de-35-000-ans_310041.html

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D es archéologues ont découvert à Chypre un puits construit il y a 10.500 ans, et le squelette d’une jeune femme au fond, a indiqué un responsable des antiquités nationales. Ce puits cylindrique de cinq mètres a été découvert le mois dernier sur un chantier de construction à Kissonerga, un village côtier au bord de la Méditerranée, a précisé Pavlos Flourentzos. Une fois asséché, le puits a servi à jeter des détritus, des fragments d’os d’animaux, des débris de silex, des perles de pierre et des pendentifs datant du néolithique, et le squelette mal conservé de cette jeune femme. La datation au carbone 14 du squelette lui attribue 9.000 à 10.500 ans. C’est à cette époque que des hommes ont commencé à s’implanter durablement dans l’île. Auparavant, Chypre n’était qu’une étape en mer pour des migrants circulant autour de la Méditerranée. « Ce puits est l’un des plus anciens du monde » estime Thomas Davis, directeur de l’institut de recherche archéologique américain à Chypre. Il montre « le haut niveau de sophistication » des fermiers du néolithique dans l’île.

(source : AP – nouvelobs.com)

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Au
IIIe siècle avant notre ère, les hommes et les femmes éminents de la société celte, dans le nord-est de ce qui n’était pas encore la France, entraient dans l’autre monde allongés sur un char. Des fouilles conduites par l’Institut national de recherche archéologique préventive (Inrap) dans la vallée de l’Aisne en apportent une nouvelle illustration. Dans une nécropole communautaire d’une dizaine de sépultures, les archéologues ont dégagé deux « tombes à char » : entourés de céramiques brisées et d’os de cochon et de mouton, avec une épée au côté, deux squelettes reposaient chacun sur un essieu, entre deux cerclages de fer entourant des roues de bois disparues. « Il ne s’agissait pas de chars d’apparat : il y a une pièce de réparation sur l’un d’eux », indique Sophie Desenne, responsable de la fouille. « Il faut imaginer le corps déposé comme sur un brancard, avec les récipients et les pièces de viande en dessous, explique-t-elle, le tout entouré d’un coffrage de bois et probablement recouvert d’une toiture, formant un petit tumulus qui s’est par la suite effondré. » Ce mode d’inhumation est fréquent dans cette région, où des centaines de tombes de ce type, parfois richement parées, ont déjà été décrites. Dès l’Antiquité, elles ont intéressé les pillards : « le cerclage des roues présentait une source de fer de qualité », note Mme Desenne. Les deux tombes qu’elle étudie sont restées inviolées.

(sopurce :  http://www.lemonde.fr/planete/article/2009/06/12/des-chars-exhumes-de-tombes-celtes-dans-l-aisne_1206191_3244.html )

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Bienvenue au Solstice d’été à Plouharnel 18-22 juin 2009 MEGALITHES ENTRE CIEL ET TERRE Une chance unique d’approcher le mystère des mégalithes de Carnac. Conférences, débats, observations des levers et couchers de soleil, visites commentées –à pied, en bateau, en ULM et en hélicoptère-, ateliers, expositions, projections de films, contes, musique…

http://solsticefrench.megalithes.info/

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Elle dormait là depuis près de 4000 ans. Jeudi dernier, les archéologues ont mis au jour le squelette d’une femme sur la colline du Lessus, à Saint-Triphon. Les ornements retrouvés (boucle d’oreille et épingle) laissent à penser que la sépulture pourrait remonter à l’âge du bronze ancien. Plus précisément entre 2000 et 1800 av. J.-C., estime Carine Wagner, de la section de l’archéologie cantonale.

La découverte faite à l’occasion de travaux de terrassement n’a rien d’anodin. Les ossements d’un fœtus ont été retrouvés au niveau du bassin de la femme. C’est Le Nouvelliste qui a révélé mardi cette information, avançant l’hypothèse d’un décès en couche. Une interprétation que Carine Wagner juge hâtive: «A l’heure actuelle, il n’y a aucun moyen de prouver ce scénario. Un morceau de crâne du bébé se trouvait effectivement sur le bassin de l’adulte, mais on ne sait pas s’il se trouvait encore dans l’utérus ou s’il a été déposé après la mort de la mère. Un anthropologue devra examiner les os pour tenter de déterminer si l’enfant était à terme ou non.»

Les pratiques quant à l’inhumation des bébés varient énormément, ajoute l’archéologue. «A l’époque romaine ou à l’âge du fer, on trouve par exemple des fœtus enterrés dans des habitats. On peut difficilement établir de règle en la matière.»

Hache et poignard
La tombe est apparue sur le terrain de Vincent Rossier, situé à un jet de pierre du Jardin botanique de Saint-Triphon. Le Boyard y construit actuellement une villa. Pour lui, la découverte n’a rien d’une surprise. «Il y a quelques dizaines d’années (ndlr: en 1971 ), une autre tombe avait été découverte sous la parcelle voisine.» Une hache, une épingle et un poignard avaient été retrouvés.

La preuve de la richesse du Lessus n’est d’ailleurs plus à faire. La colline intéresse les archéologues depuis des décennies. L’exploitation des carrières de marbre noir a permis la mise au jour de très nombreux vestiges. «Le site est habité au moins depuis le néolithique, signale Gilbert Kaenel, conservateur du Musée cantonal d’archéologie. Et on trouve des traces d’occupation à toutes les périodes: âge du bronze, âge du fer, époque romaine, Moyen Age…»

Le Lausannois se refuse toutefois à parler d’une présence humaine ininterrompue: «Vu de loin, on a l’impression d’une continuité, mais il peut y avoir des «trous» de plusieurs siècles.» Ce qui fait la particularité du lieu? Sa position dominante sur la plaine du Rhône et sa situation le long d’un axe routier important, détaille Carine Wagner.

Saint-Triphon n’a sans doute pas livré tous ses trésors. «Ce site a un gros potentiel, notamment sur le plateau du Lessus et aux environs du village», souligne l’archéologue. «Et il y a encore des choses à découvrir sur la colline de Charpigny, au sud de la localité», ajoute Gilbert Kaenel.

(source : http://www.24heures.ch/ )

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