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Archive for juin 2013

 

Il s’agit d’une première en Vendée. Pendant les travaux du contournement Sud-Est des Herbiers, des vestiges d’un village gaulois, occupé pendant un demi-millénaire, ont été mis au jour.

Les fouilles ont commencé le 6 mars, dans le lieu-dit de la Cossonnière, derrière le nouveau cimetière, aux Herbiers. Elles s’achèveront au début du mois d’août. De nombreux trous de poteaux qui dessinent des plans de bâtiments, de grandes fosses riches en mobiliers ou encore des fossés ont été trouvés par les douze archéologues, supervisés par Axel Levillayer, archéologue spécialiste de l’âge de fer. Ces indices prouveraient l’existence d’un village de plusieurs centaines de Gaulois. La découverte de telles structures est un fait unique dans le département et rare dans le grand Ouest : la forme habituelle des habitats étant des fermes isolées. L’occupation du site par les Gaulois remonterait au Ve siècle avant Jésus-Christ pour s’achever vers 51 avant J.-C., quelque temps avant la conquête romaine. « Le fait qu’il n’y ait pas eu de vie avant sur ces terres, nous permet d’étudier l’évolution sur un demi-millénaire du village. C’est exceptionnel », explique Axel Levillayer.

Les travaux du contournement Sud-Est ne sont pas menacés, malgré cette découverte. Ils devraient reprendre le 17 juin pour une livraison à mi-2014. Le public pourra découvrir le site de la Cossonnière, samedi 8 juin, lors de la quatrième édition de journée nationale de l’archéologie. Le site sera ouvert de 10 h à 12 h 30 et de 14 h à 17 h.

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Construit au début du IVe millénaire avant J.-C., mille ans avant les pyramides d’Egypte, le cairn de l’île de Gavrinis, face à Larmor-Baden dans le golfe du Morbihan, est loin d’avoir révélé tous ses secrets. Et voilà que des archéologues réunis autour de Serge Cassen, chercheur au CNRS, viennent de réaliser de grandes avancées qu’ils ont décidé de partager avec le public.

Ce joyau mondial de l’architecture mégalithique, découvert en 1835, est constitué d’un amas de pierres sous lequel se cache un tombeau préhistorique, un dolmen en couloir de 14 m de long terminé par une chambre de 2,50 m de côté. Et la cinquantaine de pierres qui soutiennent les dalles du toit montrent des courbes et des signes jusqu’alors incompréhensibles.

« Ce sont les techniques récentes qui nous ont permis d’avancer, raconte Serge Cassen. Nous avons utilisé le laser et les microcaméras pour mettre au jour des dessins non visibles à l’œil nu. » Impossible encore de comprendre l’ensemble des gravures mais des bateaux, des haches et des crosses de jet qui sont apparues rendent possible une lecture future. « Aujourd’hui, nous nous attelons à retrouver la méthode de gravure des pierres. »

C’est à cette nouvelle aventure que les spécialistes invitent dorénavant tout un chacun sur l’île chaque mercredi. Une pierre de 2 t du même type que celles de l’intérieur du dolmen a été dressée près du cairn pour permettre aux archéologues de tester diverses méthodes de gravure. Un silex affûté, manipulé à deux par une corde de chaque côté afin de démultiplier la force de l’impact, a commencé à aplanir la surface du mégalithe.

L’avancée se fera donc désormais sous le regard du public en attendant, dans quelques années, un centre d’interprétation et une reconstitution du monument sur le continent. En effet, Gavrinis, vu l’importance prise par le site, pourrait un jour ne plus être visible qu’en reproduction.

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