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Archive for octobre 2009

Une équipe d’archéologues a découvert à Pont-sur-Seine (Aube) un site néolithique exceptionnel.

A Pont-sur-Seine, dans l’Aube, un site archéologique exceptionnel a été découvert lors de recherches préventives dans le cadre du creusement d’une carrière. Par la densité de l’occupation (plus de vingt-cinq bâtiments) et par l’architecture originale de certains des bâtiments, ce site de quatre hectares est « sans équivalent connu en France, voire en Europe », a annoncé vendredi l’Inrap (Institut national de recherches archéologiques préventives).

Les premiers habitats datent du Néolithique moyen, de 4700 à 4400 avant notre ère, et les suivants d’un millier d’années plus tard.

Les plus anciens sont trois maisons circulaires d’environ 80 mètres carrés, avec un espace intérieur séparé en deux par une cloison de poteaux. Une dizaine de constructions de ce type était connue en France mais c’est la première fois que l’on en découvre plusieurs sur un même site.

Le même emplacement a été choisi entre 3500 et 2500 avant J.C. pour édifier dix bâtiments rectangulaires de taille variable, à deux nefs. Plus loin, des enclos délimités par des palissades contiennent d’autres édifices, dont deux ont une architecture totalement inédite en France et en Europe. Ces monuments, probablement à fonction cultuelle, ont une forme trapézoïdale au sol. Le plus petit se développe sur une surface de 280 m2, le plus grand sur près de 900 m2. Leur entrée est marquée à chaque fois par un long rétrécissement à l’est, et tous deux comportent des fosses centrales comblées avec plusieurs niveaux de pierre. Leur réalisation a dû nécessiter une force de travail importante.

« Témoin d’une organisation complexe, ce site est majeur pour la connaissance de la vie des hommes en France à la période néolithique », souligne l’Inrap qui y mènera des recherches jusqu’à la fin du mois.

source : l’express.fr

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Une équipe d’archéologues britanniques à mis au jour les vestiges d’un petit colisée construit au début du 3ème siècle av. J-C. en dehors d’Ostie, ancien port de l’époque romaine à environ 25 kilomètres de Rome. « Rattaché au palace impérial du « procuratore », responsable du port, nous pensons que cet amphithéâtre d’une superficie de 42×38 mètres était destiné avant tout à un usage privé », a expliqué Simon Keay, directeur du projet.

« Des combats de gladiateurs ou de bêtes sauvages ont peut-être eu lieu dans cet endroit, mais il aurait également pu servir pour des réunions importantes ou, par sa proximité avec la mer, la mise en scène de batailles navales historiques. Des recherches supplémentaires seront nécessaires pour déterminer l’usage et la hauteur de l’amphithéâtre ce qui peut nous permettre aussi de mieux comprendre le fonctionnement du port entier », a-t-il ajouté.

L’amphitéâtre a été découvert au bout de trois ans de fouilles par une équipe britannique issue d’une coopération entre les universités de Southampton et de Cambridge et l’académie d’archéologie British School at Rome. Le site de l’amphithéâtre avait été localisé d’une façon approximative par l’archéologue italien Rodolfo Lanciani en 1868, mais ce n’est que 140 ans plus tard que la structure a pu être mise au jour grâce à des recherches plus systématiques.

source : le figaro.fr

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La Domus Aurea: le palais de Néron, LE palais impérial qui a servi de modèle à tous les palais de la Renaissance jusqu’à Versailles, fait encore parler de lui. La surintendance archéologique de la ville de Rome a annoncé la découverte catégorique de ce qui fut un des plus impressionnants exemples d’ingénierie antique : la salle à banquets tournante décrite par de nombreux auteurs antiques, la « cenatio rotunda » de Suètone (La vie des douze Césars). La découverte a été effectuée inopinément par des archéologues de la ville sur le versant de la colline du Palatin que l’on nomme Villa Barberini, lors de simples travaux de renforcement du terrain. Ceux qui connaissent un peu la topographie du centre de Rome seront étonnés par le fait que ce bout de la Domus Aurea se trouve sur le Palatin : les restes de la Domus connus jusqu’ici sont situés sur la colline de l’Oppius, c’est à dire au-delà de la vallée du Colisée . Cela en dit long sur la taille réelle du palais doré…*

Ce qui est encore plus extraordinaire est que la découverte annoncée aujourd’hui vient confirmer les dires des auteurs antiques. La salle pouvait recevoir des centaines de convives et avait la particularité de tourner très lentement sur elle-même, offrant aux yeux des participants des panoramas toujours différents, tandis que du plafond tombaient des pétales parfumées… Les archéologues auraient retrouvé un immense pilier de 4 m de diamètre pour 10 m de haut, sorte de tour recouverte de briques : le pivot autour duquel tournait la salle . A cette tour sont rattachés plusieurs arcs en briques disposés comme les rayons d’une roue de vélo : ils soutenaient la plate-forme qui devait avoir une vingtaine de mètres de diamètre …

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Les archéologues n’ont pas encore atteint le mécanisme du manège ; ils penchent pour la plupart pour un système hydraulique… La cerise sur le gâteau est l’emplacement même de la salle découverte : sur la colline du Palatin, à pic sur la vallée du Colisée (qui n’existait pas à l’époque : à sa place il y avait un lac artificiel) avec une vue à 360° sur Rome, du Capitole jusqu’à l’Aventin. Une vue digne d’un empereur!

http://lebuzzdelamar.blogspot.com/2009/10/decouverte-la-salle-des-banquets-de.html

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L’exploration de la grotte du causse de Blandas a débouché sur ce que les spécialistes du néolithique considèrent comme une découverte majeure de l’archéologie . Nous publions aujourd’hui un document. Il montre le menhir qui obstruait la cavité. Il empêchait d’accéder à un important réseau souterrain fréquenté par les hommes il y a 5 000 ans.

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La stèle gravée apparaît au grand jour après les travaux de dégagement. A droite, la suite du réseau souterrain. Photo ministère de la Culture

C’est une histoire digne d’un épisode d’Indiana Jones. L’histoire de spéléologues spécialisés dans l’inventaire des grottes caussenardes. Ils viennent de pénétrer dans l’un de ces trous qui font du plateau de Blandas un véritable gruyère. Les spéléos progressent

depuis quelques minutes quand ils sont arrêtés par un bloc de grès qui obstrue le boyau, un obstacle qui n’a rien de naturel. Pour preuve : des inscriptions sont gravées dans la pierre.

Les spéléologues remontent à la surface et découvrent que le sommet de l’obstacle émerge du sol, au centre d’une sorte de dépression. Il fait penser à un menhir aux trois-quarts enterré dans des remblais. Ils ignorent alors qu’il leur empêche d’accéder à ce qui sera sans doute l’une des découvertes majeures de l’archéologie régionale.

Car des menhirs, il n’en manque pas sur ce causse situé au nord du grand cirque de Navacelle. On en a recensé une soixantaine. Il y a là aussi des dolmens ainsi que de bien mystérieux cercles de pierres dressées qu’on appelle des cromlechs. Ils témoignent d’une vie foisonnante au néolithique.

Pour l’archéologue Philippe Galant, qui travaille à Blandas depuis une vingtaine d’années, une telle concentration est simplement due aux conditions de conservation. « Jusqu’à nos jours, le maintien d’une agriculture raisonnée a permis de bien préserver les sites », explique-t-il.

Philippe Galant a bien sûr été l’un des premiers prévenus quand les spéléologues ont averti la Direction régionale des affaires culturelles de leur découverte. Il fut même l’un des premiers à pénétrer dans la cavité après que l’on eut dégagé la stèle.

Ce qu’on découvre alors va au-delà de toutes les espérances. Des grottes où les hommes du néolithique ont laissé leurs marques, soit parce qu’ils en extrayaient de l’eau, de l’argile, de la calcite pour leurs parures ou le dégraissage de leurs céramiques, soit parce qu’ils s’en servaient de lieu de sépulture, on en a recensé quelques-unes en France : une dizaine pas plus au cours des cent dernières années dont deux à Blandas. Mais ce qu’elles renfermaient n’a rien à voir avec ce que livre la caverne au menhir.

Une fois la stèle prudemment dégagée et transportée au musée Cévenol du Vigan, les archéologues tombent sur des couloirs aménagés, des vases pour la récupération de l’eau, des ossements humains et surtout des entrelacs de lignes à la géométrie complexe. Ils ont été dessinés entre 4 et 6 mètres de hauteur sur les parois, probablement à l’aide d’échelles ou d’échafaudages.

Cette expression symbolique qui déroute le chercheur, a-t-elle un lien avec les sépultures qu’abritent la cavité ? Que vont lui apprendre les dizaines d’objets retrouvés, leurs positions ? Pourquoi l’accès au réseau a-t-il été obstrué à l’aide d’un ingénieux stratagème ?

Philippe Galant en est sûr : la grotte au menhir devrait faire faire un grand pas à la connaissance de ces populations du néolithique qui ont développé, autour de l’arc méditerranéen l’une des premières économies agropastorales de l’humanité.

Retrouvé dans l’état où il a été laissé lors de l’abandon des lieux, le mobilier archéologique a déjà livré une première information : l’âge de la stèle gravée. Elle est vieille de plus de 5 000 ans.

Jean-Pierre LACAN (Midi Libre : http://www.midilibre.com/ )

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