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Archive for juin 2011

Les Gaulois répugnaient à donner figure humaine à leurs dieux, ce qui explique que les représentations de visages sont rares dans l’art celtique de l’Âge du Fer en Europe. Une exposition à Lausanne illustre le rapport particulier de cette culture avec la tête.

«Les Gaulois font la tête» fait aussi référence au fait que la plupart des représentations trouvées affichent une expression sévère. Les visages sont très stylisés, pas du tout réalistes, a souligné vendredi Gilbert Kaenel, directeur du Musée cantonal d’archéologie et d’histoire de Lausanne.

L’exposition conçue à l’origine au Centre archéologique européen de Bibracte, en Bourgogne, a été adaptée et complétée pour être montrée à l’Espace Arlaud. Elle rassemble une centaine d’objets du IIIe au Ie siècle avant JC, provenant de l’ensemble du monde celtique.

Ces pièces sont en bois, en fer, en bronze ou en pierre. Parmi les objets vaudois exposés figurent la fameuse statue d’Yverdon-les- Bains, une tête de pierre trouvée à Nyon et quelques crânes trouvés au Mormont.

Têtes coupées
«Les Gaulois avaient l’habitude de couper la tête de leurs ennemis vaincus et de les conserver comme trophées. Les têtes de certains ancêtres prestigieux étaient aussi gardés apparemment pendant plusieurs générations», explique M. Kaenel.

L’exposition donne aussi le regard d’observateurs grecs et latins qui ont écrit sur les Gaulois. Ces lettrés «civilisés» peinaient à comprendre les habitudes de ces peuples, qu’ils décrivaient comme barbares.

Jusqu’au 2 octobre à l’Espace Arlaud, place de la Riponne.
Fermé lundi et mardi.

source : http://www.24heures.ch/actu/culture/gaulois-font-tete-espace-arlaud-lausanne-2011-06-10

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A Autun, précisément sous le parking d’une salle de la mairie, les archéologues estiment avoir retrouvé les vestiges de ce qu’il convient d’appeler la première université de France car elle daterait du premier ou du second siècle. Cette découverte réalisée lors de sondages pour la construction de bâtiments publics pourrait retarder ou même bloquer définitivement les travaux. Toutefois, déplacer ces précieux vestiges n’est pas exclu.

Probablement une importante découverte vient d’être faite par des archéologues à Autun, ville fondée sous le règne de l’empereur romain Auguste et anciennement appelé Augustodunum et contenant des vestiges gallo-romain importants, notamment un théâtre antique et des portes. L’annonce a été faite par le chef du service d’archéologie de la municipalité, Yannick Labaune, c’est au cours de travaux de sondage préalable à la construction d’une maison d’enfance et d’une blibliothèque-médiathèque que cette découverte a eu lieu. Après consultation d’autres spécialistes en archéologie, Yannick Labaune a pu écarter l’hypothèse d’un forum, celle de thermes et celle d’un sanctuaire antique. Il semble désormais sûr qu’il s’agit bien des méniennes dont on parle amplement dans les écrits portant sur l’antiquité mais qui n’ont jamais été découvertes jusqu’à maintenant. « Les plus nobles rejetons de Gaules » y étaient accueillis, selon l’historien latin Tacite qui vécut au premier siècle.

Le jeune archéologue explique à l’AFP qu’il s’agit d’un haut lieu d’enseignement . On y alliait le sport et les études. Il trouve exceptionnel que le lieu où la découverte a été faite soit resté vierge après l’antiquité jusqu’en 1870 et qu’il n’y a pas eu de fouilles car personne n’en a vu la nécessité. Avant le parking créé seulement dans les années 1980, cet espace de 1,2 ha était occupé par une scierie. Sur ce parking désormais couvert de grands monticules de terre, on aperçoit au fond des tranchées de plusieurs mètres de grandes façades murales, des restes de grands portiques et des sols. Les spécialistes indiquent que seul 1/10 de la surface a été exploré pour le moment. Maître de conférence à l’université de Paris, Anthony Hostein donne une idée de la grandeur des vestiges en parlant de 2 espaces de 50 m sur 20 chacun, sachant que 50 m correspond à la largeur du Palais Royal à Paris. La position topographique et l’aspect de ces écoles méniennes sont décrits dans un discours public (ou panégyrique) du gouverneur ; ce dernier daterait de 298 après Jésus-Christ. A n’en point douter, cette découverte est très appréciée par les archéologues. L’un d’entre eux, Pierre Nouvel en charge justement de l’archéologie gallo-romaine à l’université de Franche-Comté trouve qu’il s’agit d’une opportunité (tant attendue !) de fouiller un lieu qui rend compte de la vie politique et culturelle de la cité. Par ailleurs, le projet immobilier pourrait être compromis par cette découverte inestimable. Mais, la procédure suit son cours : après le rapport de Yannick Labaune, un avis consultatif sera émis par une commission spéciale puis la décision définitive interviendra soit fin 2011 ou début 2012.

source : http://www.pipelette.com/news/insolite/autun-decouverte-par-hasard-des-restes-de-la-plus-2525.html

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