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Archive for the ‘Expositions’ Category

Le musée Denon de Chalon-sur-Saône a deux credo, l’archéologie et évidemment les Beaux-arts, deux credo qui ne se croisent pas forcément même s’ils voisinent. Cette exposition est l’occasion de les confronter et de conjuguer une même interrogation et un même sujet : la guerre et la violence latente des sociétés depuis l’époque gauloise jusqu’à nos jours. Une violence que les archéologues n’ont guère pris en compte avant les dix dernières années, pourtant, les armes ont été les marqueurs principaux des civilisations anciennes, celles qui servaient à dater un dépôt funéraire, une tombe avant que les hommes ne laissent des traces écrites et des constructions en dur.

Cette exposition met l’accent sur un domaine, l’archéologie dont le musée possède, peu le savent, une collection qui fait référence à l’étranger. Nul n’est prophète en son pays ! De prestigieux musées archéologiques envient à Chalon, cette collection d’armes de l’Age du bronze issues des fouilles subaquatiques menées par Louis Bonnamour ou découvertes par des dragages dans la Saône.

L’exposition débute par la présentation de certaines de ces armes mises en relation avec d’autres éléments de l’armement du guerrier dont le casque. Bibracte a fourni une copie d’un casque surmonté d’un oiseau stylisé qui devait plus servir à la parade qu’au combat. Ces armes voisinent avec un moulage du célèbre Hoplite, le guerrier grec est représenté au sol dans une position douloureuse, le Gaulois vaincu lui répond dans la salle opposée.

Les Beaux-arts ont récupéré la figure du héros de l’Antiquité, mythifié, idéalisé : César, Hannibal, Didon, Enée dont les pérégrinations largement comptées par les auteurs ont servi de sujets à dessins, toiles et sculptures que présente le musée. L’Antiquité a parfois aussi servi de paravent à des artistes de la fin du XVIII e siècle qui trouvaient habile de convoquer les mythes fondateurs de Rome et l’histoire de Brutus en lutte contre les Tarquins que l’on peut lire plus volontiers comme une évocation de la lutte des révolutionnaires contre une royauté déjà chancelante. La figure de César, héros d’Alésia, sera longtemps utilisée et mise à toutes les sauces !

Ainsi, ce César figuré sur un carreau de grès bleu de Varzy se voit affublé d’une tiare toute papale et d’une sphère surmontée d’une croix, au XVI e siècle, on en est plus à une liberté près avec la réalité historique. Le même César représenté par un artiste du XVII e siècle a tout de la figure christique en découvrant son ami Pompée, décapité. La célébrité autorise tout !

Dans la guerre, il y a toujours un vainqueur et un vaincu. La guerre n’est parfois qu’évoquée, en 1914, un casque de poilu planté sur un bâton au milieu du champ de bataille évoque bien plus qu’un cadavre. Cette guerre que certains appelaient de leurs vœux car seule capable, à leurs yeux, de laver l’humiliation de 1870 comme l’explique Jean-Yves Le Naour dans ses ouvrages fut une boucherie sans nom, mais, le mythe du guerrier reparaît.

En 68, les étudiants n’ont plus de bouclier de métal, juste un bouchon de poubelle pour se protéger des CRS, la cotte de mailles gauloise a laissé place au jean et à la chemise, la guerre est civile, au pied des immeubles visible de tous.

La violence, elle demeure !

Musée Denon de Chalon, à voir jusqu’au 17 septembre tous les jours sauf le mardi de 9 h 30 à 12 heures et de 14 à 17 h 30.

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Les Gaulois répugnaient à donner figure humaine à leurs dieux, ce qui explique que les représentations de visages sont rares dans l’art celtique de l’Âge du Fer en Europe. Une exposition à Lausanne illustre le rapport particulier de cette culture avec la tête.

«Les Gaulois font la tête» fait aussi référence au fait que la plupart des représentations trouvées affichent une expression sévère. Les visages sont très stylisés, pas du tout réalistes, a souligné vendredi Gilbert Kaenel, directeur du Musée cantonal d’archéologie et d’histoire de Lausanne.

L’exposition conçue à l’origine au Centre archéologique européen de Bibracte, en Bourgogne, a été adaptée et complétée pour être montrée à l’Espace Arlaud. Elle rassemble une centaine d’objets du IIIe au Ie siècle avant JC, provenant de l’ensemble du monde celtique.

Ces pièces sont en bois, en fer, en bronze ou en pierre. Parmi les objets vaudois exposés figurent la fameuse statue d’Yverdon-les- Bains, une tête de pierre trouvée à Nyon et quelques crânes trouvés au Mormont.

Têtes coupées
«Les Gaulois avaient l’habitude de couper la tête de leurs ennemis vaincus et de les conserver comme trophées. Les têtes de certains ancêtres prestigieux étaient aussi gardés apparemment pendant plusieurs générations», explique M. Kaenel.

L’exposition donne aussi le regard d’observateurs grecs et latins qui ont écrit sur les Gaulois. Ces lettrés «civilisés» peinaient à comprendre les habitudes de ces peuples, qu’ils décrivaient comme barbares.

Jusqu’au 2 octobre à l’Espace Arlaud, place de la Riponne.
Fermé lundi et mardi.

source : http://www.24heures.ch/actu/culture/gaulois-font-tete-espace-arlaud-lausanne-2011-06-10

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L’inauguration de la prochaine exposition temporaire « La vie au Néolithique… en Brocéliande » est prévue fin mars à l’écomusée du Pays de Montfort.

Le transfert des premières oeuvres a débuté avec le convoiement d’une pirogue, il y a quelques jours. Aujourd’hui, le deuxième objet phare de l’expo est arrivé à bon port : la stèle de Guidel. Elle est, avec celle de Trévoux conservée au musée de Penmarch, le seul exemple de sculpture néolithique connue à ce jour en Bretagne.

Toute l’équipe de l’écomusée est mobilisée. Scénario d’exposition, conception des animations, scénographie… Les dernières semaines de préparation vont être intenses pour que tout soit prêt le jour J.

Le Néolithique marque la fin de la Préhistoire et le début des grandes civilisations. Pour la première fois dans l’histoire du monde, l’homme va se sédentariser, cultiver des plantes et élever des animaux. Des techniques artisanales nouvelles vont apparaître parallèlement à l’élévation de grands monuments mégalithiques dont la Bretagne et le Pays de Brocéliande sont particulièrement riches.

L’exposition proposera de s’immerger dans cette « révolution néolithique » à travers les objets et les gestes de la vie quotidienne.

Du 30 mars au 29 octobre, à l’écomusée du Pays de Montfort, tél. 02 99 09 31 81. site internet : http://www.ecomusee-montfort.com

Source : http://www.ouest-france.fr/

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Cette exposition consacrée aux rites funéraires à Lugdunum (Ier siècle avant-IIIe siècle après J.-C .) et plus largement à la Gaule romaine, s’inscrit dans une tradition de recherches anciennes à Lyon: à l’origine des collections du musée, au XIXème siècle, les inscriptions funéraires ont tenu une place importante comme sources essentielles pour la connaissance de l’histoire ancienne. Lors de la création du musée, en 1975, c’est encore essentiellement sous l’angle de l’épigraphie qu’est abordé le domaine funéraire: les épitaphes apportent un éclairage sociologique aux différents thèmes présentés: vie domestique, artisanat, commerce… L’évolution des rites funéraires (passage de l’incinération à l’inhumation) et la nature des objets associés aux défunts commencent à être abordées.

Depuis, de nombreuses nécropoles ont été explorées sur tout le territoire lyonnais: sur la colline de Fourvière (rue de la Favorite 1 et 2, Lyon 5ème), dans la plaine de Vaise (fouilles du boulevard périphérique nord; de la villa Montel), sur la rive gauche du Rhône (à l’arrivée de la « voie d’Italie », Lyon 7ème)… essentiellement dans le cadre de fouilles préventives prescrites par L’Etat et mises en œuvre par les archéologues de l’Institut national de recherches archéologiques préventives (Inrap). La mise en œuvre de méthodes de fouilles spécifiques, l’application systématique des analyses anthropologiques sur le terrain même et non plus seulement en laboratoire, l’attention minutieuse portée au traitement des objets retrouvés dans les tombes… autorisent désormais une approche ethnographique des pratiques funéraires. Mis en perspective avec les textes, ces résultats restituent non seulement la complexité des rites propres à la religion romaine, mais débouchent aussi sur des questions d’ordre sociologique et culturel. Par la nature même du sujet, qui touche aux fondements même de la société, il s’agit sans aucun doute d’un des apports les plus notables de l’archéologie à la connaissance du monde gallo-romain. D’où le choix du thème de cette exposition, qui souhaite restituer au public ces progrès considérables enregistrés à Lyon au cours des 25 dernières années.

Le parti pris, dans la continuité de l’exposition La religion des Celtes, donnera une large place aux reconstitutions. Il s’agit de restituer les rites funéraires à l’époque romaine depuis le décès jusqu’à l’ensevelissement, mais en abordant aussi les cérémonies ultérieures et, in fine, la redécouverte moderne et les fouilles contemporaines des tombes et nécropoles de Lyon.

Au départ, une évocation de la veillée funèbre puis du cortège funéraire, conduira le visiteur au coeur de l’exposition, avec la reconstitution de l’espace d’une nécropole de la fin du Ier siècle après J.-C. Ainsi seront évoqués les pratiques de l’incinération, de l’inhumation, les banquets funéraires, les rites de mémoire, la nature et la fonction des objets déposés avec le défunt et plus largement la place des sépultures dans le paysage urbain, les rapports entre vivants et morts… On souhaite montrer que, dans l’antiquité romaine, la mort est considérée comme l’épilogue de la vie, et n’a donc rien de tragique et ainsi dédramatiser des notions liées pour l’essentiel au christianisme. On s’attachera également aux idées de mémoire familiale, voire civique. On essaiera enfin de suggérer la manière dont les sépultures reflètent la hiérarchie sociale, des plus grands mausolées jusqu’aux tombes constituées d’une simple amphore. Dans une seconde partie, seront évoquées la redécouverte des monuments et de pièces à l’époque moderne ainsi que les méthodes de l’archéologie (explication des techniques de l’anthropologie, de l’analyse des restes animaux et végétaux…).

Post Mortem – Rites funéraires à Lugdunum

Jusqu’au 30 mai 2010 au musée gallo-romain de Lyon

Renseignements complémentaires: http://www.musees-gallo-romains.com

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« Ambiorix, roi des Eburons » est le thème de l’exposition qui se tient du 5 décembre au 13 juin au Musée gallo-romain de Tongres (Belgique), un lieu culturel entièrement rénové après quatre années de travaux d’agrandissement.

 

L’exposition permet aux visiteurs de mieux comprendre les racines de la culture celte et ainsi de lever une partie du voile sur le mystère entourant les Eburons. Le point d’orgue de cette manifestation est incontestablement la reconstitution du combat héroïque entre les Eburons, avec à leur tête Ambiorix, et les légions romaines sous le commandement de Jules César. Par ailleurs, quelque 25 pièces du « Trésor de Thuin », acquises par la Fondation Roi Baudouin, ont été prêtées pour cette exposition. Ce trésor, qui compte 70 monnaies gauloises en or, a une valeur archéologique et numismatique exceptionnelle. Enfoui dans le sol à Thuin, il y a 2.000 ans, il a été exhumé à la fin du 20e siècle sans avoir été dispersé. De tels vestiges sont généralement très rares et fragmentaires dans nos régions. Ces pièces de monnaie, à l’effigie d’Alexandre le Grand au recto et frappées d’un attelage au verso, sont manifestement inspirées des monnaies grecques. L’exposition est accessible au public du mardi au vendredi, de 09h00 à 17h00, ainsi que les samedis, dimanches et jours fériés, de 10h00 à 18h00.

Informations: http://www.galloromeinsmuseum.be (OSN)

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