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Archive for mai 2008

Le 3 juin prochain à 10h00 au Tribunal Administratif de Rennes

AUDIENCE en Référé
 
L’Association Sauvegarde de Brocéliande demande d’urgence la suspension de l’exécution de l’arrêté de janvier 2007 qui a autorisé l’exploitation du centre d’enfouissement.
 
Nous rappelons que le SMICTOM du centre Ouest projette de créer un centre d’enfouissement de déchets  et une usine de broyage-compostage au cœur du massif forestier de Brocéliande.S’agissant de l’usine, l’association a récemment obtenu gain de cause devant le Conseil d’Etat pour suspendre le permis de construire.
 
Ce sont aujourd’hui les travaux du centre d’enfouissement qui ont démarré. Il est important de se mobiliser pendant l’audience.
RDV donc mardi 3 juin prochain à 10h00 au Tribunal Administratif de Rennes (3, Contour de la Motte dans la salle du bâtiment principal), pour l’audienceen référé.

L’Association Sauvegarde de Brocéliande
Rue Val aux fées – 56430Concoret
Contact : 06.71.87.28.62
Mail : sauvegarde_broceliande@yahoo.fr
Site : http://www.sauvegarde-broceliande.org

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La découverte d’une soixantaine de menhirs couchés à Belz, dans le Morbihan, qui ont été classés au titre des monuments historiques fournit de nouveaux indices pour remonter la mystérieuse histoire de ces mégalithes, monstres de pierre qui défient les archéologues.

Carnac, en France, Stonehenge en Angleterre, Los Almendres au Portugal… Les menhirs, ou « pierres levées », du néolithique (6e au 2e millénaire avant notre ère), ont été mis au jour dans de nombreuses régions d’Europe. Mais les raisons de leur érection, la signification de leur agencement – cosmogonie, monuments funéraires… -, échappent toujours à notre compréhension.

Pour dresser ces ensembles, remarque le président de l’Institut national de recherches archéologiques préventives (Inrap), Jean-Paul Demoule, il fallait une société organisée. En effet, pour traîner un menhir de 20 tonnes, 150 personnes au moins étaient nécessaires.

Malgré le très grand nombre de sites retrouvés – 217 sur la seule commune de Carnac, dont les célèbres alignements – les archéologues en sont réduits à des théories, qu’ils affinent au fur et à mesure de leurs découvertes et d’enquêtes minutieuses sur le terrain.

A Belz, une soixantaine de menhirs, dont certains de près de 2 m de long, ont été mis au jour par les spécialistes de l’Inrap : dressés quelque 5.000 ans avant notre ère, ils furent abattus, pour une raison qui nous échappe, trois millénaires plus tard, note sur le site Christine Boujot, du Centre national de la recherche scientifique (CNRS).

Cette chute très précoce les a protégés car ils se sont retrouvés enfouis sous une couche de sédiments qui représente en plus pour les chercheurs une mine unique d’éléments sur leur histoire.

« C’est une découverte exceptionnelle, car pour la première fois il est possible de faire une fouille moderne, fine, en retrouvant le sol de l’époque », souligne M. Demoule : silex taillés, tessons de céramique, parlent des populations qui se sont succédé en ce lieu. Des rayures à la surface d’un menhir rappellent les socs des araires des laboureurs médiévaux…

Mais surtout, la couche de sédiments a protégé au pied de ces mégalithes leurs « fosses de calage », les pierres qui stabilisaient leur base pour les maintenir dressés. Elles permettent de « comprendre l’organisation des mégalithes au moment de leur érection », explique le responsable scientifique des recherches pour l’Inrap, Stéphane Hinguant.

Sur de nombreux sites connus, comme Carnac, les menhirs ont parfois été redressés et placés là où l’on imaginait, peut-être à tort, qu’ils étaient à l’origine. Ainsi, il est possible que des alignements actuels n’aient jamais existé au néolithique. A Belz, « le plan du monument est exact », affirme M.Hinguant.

Mais si l’on a le « comment », on n’a pas le « pourquoi, la symbolique de ce monument », note-t-il. Car s’il apporte certaines réponses, il pose d’autres questions.

Pourquoi se trouvait une pierre plate sous un des menhirs, et un seul ? Pourquoi une face d’un des mégalithes est-elle martelée ? S’agissait-il d’une stèle, et avec quelle symbolique ? Ces blocs étaient-ils polychromes ?

Par ailleurs, s’interroge Christine Boujot, pourquoi 75% des menhirs de Belz ont-ils été renversés dans la même direction, un axe nord-ouest/sud-ouest, et de façon qu’ils reposent sur leur face ventrale ?

Avec les mégalithes, « on peut émettre des hypothèses, les mettre à l’épreuve, et ensuite espérer les confirmer ou les infirmer », déclare modestement Stéphane Hinguant. Mais ils gardent la plupart de leurs secrets.

source : 20 minutes.fr

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Ce que mangeaient nos ancêtres source : le Figaro.fr Sciences -20.05.2008

La saison va bientôt s’ouvrir au restaurant «Le Chaudron de Bibracte», où des chercheurs font revivre les saveurs de la cuisine de nos ancêtres.

Comment remplissait-on son écuelle à l’âge du fer ? Avec du gland préparé à toutes les sauces : en galette, en purée, en brioche… Une fois bouilli pour enlever l’amertume, son petit goût de vanille parfume agréablement la recette. Mais il y avait aussi des lentilles, des fèves et autres légumineuses qui servaient à faire de la soupe, de la poule au chaudron (ancêtre de la poule au pot), du bœuf, du veau…

Les aliments étaient braisés avec un peu d’eau, cuits à l’étouffée grâce à des couvercles ou des pâtes à pain. Ils étaient relevés avec du sel et des herbes. Le bouilli permettait de recueillir de la matière grasse. Et il y avait vraisemblablement du lait, du beurre et de la crème puisque la vache a été domestiquée au néolithique, il y a environ 6 000 ans. Et l’on arrosait le repas avec du vin d’Italie ou de la bière aromatisée aux herbes ou aux myrtilles.

Dans son restaurant «Le Chaudron de Bibracte» attenant au musée de ce célèbre site gaulois, situé aux confins des dépar­tements de Saône-et-Loire et de la Nièvre, Anne Flouest, archéologue, accueille les groupes toute l’année sur réservation, et le public du 1er juillet au 31 août (1). C’est là que l’on peut goûter sa cuisine gauloise rassemblée dans deux livres de recettes. Une façon originale de se familiariser avec la société de l’époque.

Les Gaulois n’ont pas laissé de recettes écrites, dignes de celles de Romains comme Lucullus ou Apicius ; mais Anne Flouest, qui est également adjointe au directeur du musée, a réussi à recomposer le panier de la ménagère de Bibracte au IIe siècle avant J.-C.

Pour retrouver les ingrédients et les ustensiles de cette époque, elle a rassemblé de nombreuses données archéologiques avec le concours d’archéobotanistes de l’Institut national de la recherche archéologique préventive (Inrap) et d’archéozoologistes du CNRS. «Les plantes, fruits, graines ou tiges se conservent très bien dans les sédiments, même lorsqu’ils sont carbonisés», affirme-t-elle.

La ménagère gauloise utilisait des assiettes et des pots de cuisson en terre avec des agitateurs, des fouets, des louches en bois. Elle faisait cuire ses ingrédients dans des chaudrons en cuivre ou sur des broches et des grills. Et les servait ensuite dans des assiettes en céramique. «Il y a 400 000 ans, le feu est inventé. C’est alors que les hommes abandonnent le cru pour du cuit. Mais la grande révolution culi­naire, c’est le passage de la cuisine grillée au bouilli, pendant le néo­lithique», indique Anne Flouest.

Une capitale celte

Bibracte, site exceptionnel en Europe, où César a écrit sa fa­meuse Guerre des Gaules, est situé à 800 mètres d’altitude au sommet du mont Beuvray en plein cœur du Morvan. La ville fut fondée au IIe siècle avant J.-C. par les Éduens, un peuple celte, qui y installèrent leur capitale. Des vestiges furent mis au jour au milieu du XIXe siècle par un amateur éclairé, Jean-Gabriel Bulliot.

Dans les années 1980, François Mitterrand décide d’inscrire le site de Bibracte sur la liste des Grands Travaux de l’État. Le musée épo­nyme est créé ainsi que le centre de recherche sur la commune de Glux-en-Glenne (Nièvre).

(1) Réservation : 03 85 86 52 35.

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Les mégalithes du golfe du Morbihan ont pu être transportés sur des pirogues. Pour soutenir cette thèse, des archéologues en construisent une, sur l’île de Gavrinis, avec des outils préhistoriques.

Ils ne sont pas vêtus de peaux de bête, mais leur hache et leur herminette, ainsi que leur manière d’allumer le feu, sont identiques à celles qu’utilisaient les hommes préhistoriques voilà 6 000 ans. Archéologues ayant déjà mené des expériences sur les mégalithes, notamment dans le pays de Redon, Cyrille Chaigneau et Philippe Guillonnet travaillent actuellement au pied du tumulus de l’île de Gavrinis, dans le golfe du Morbihan, à la construction d’une pirogue longue de 8 m.

Directement creusée dans le tronc d’un pin sylvestre, durant trente jours répartis entre mai et octobre devant le public , l’embarcation est réalisée à l’identique de celle qui aurait pu transporter les menhirs et stèles sculptées, depuis le continent jusqu’aux îles d’Er Lannic et Gavrinis, pour constituer un cromlech et un cairn.

Des blocs de 300 tonnes

« La préhistoire est une période qui ne parle pas tout de suite au grand public comme par exemple le Moyen Âge avec ses châteaux forts. Il nous faut donc apporter aux visiteurs des animations qui permettent de mieux comprendre la vie à cette époque. C’est aussi l’occasion d’essayer de comprendre comment ces blocs granitiques de 300 tonnes ont pu être déplacés sur plusieurs dizaines de kilomètres jusque sur ces îles, même si, 4 000 ans avant J.-C., le niveau de la mer était inférieur de 10 m », explique Yves Bellenfant, responsable du site de Gavrinis géré par le conseil général du Morbihan.

« Jamais je n’aurais imaginé que nos ancêtres travaillaient de cette manière. En nous faisant participer à cette réalisation, nous nous imprégnons de leurs gestes et méthodes », constate Vincent, venu en touriste depuis Boulogne (Pas-de-Calais). Pour les deux archéologues, « au-delà de cette animation, nous sommes dans une vraie démarche scientifique. Car l’archéologie expérimentale est un moyen de mieux connaître, non seulement la technique des outils préhistoriques, mais surtout leur environnement. Avec cette construction, nous faisons participer les visiteurs à notre problématique de recherche et nous gérons nos incertitudes. »

Car jusqu’à présent seules ont été retrouvées ou reconstituées des pirogues préhistoriques ayant navigué en eau douce. « Nous confrontons nos hypothèses intellectuelles à la réalité du terrain. Notre finalité est de travailler sur le transport des mégalithes par flottage en eau de mer. » Avec l’espoir de transporter un menhir sur cette pirogue à l’occasion de la Semaine du Golfe, en mai 2009.

-source : Ouest France.fr du 6 mai 2008-

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Dans les cimetières de l’Ouest

Un chercheur essaie de décrypter le mystère de stèles funéraires

Méconnues, envahies par les herbes parfois même pillées : il faut absolument faire quelque chose pour recenser et protéger les sculptures en bois que l’on trouve dans les cimetières de l’ouest du pays, car elles remontent sans doute à la préhistoire. »

En 2002, lorsque Farid Chentir, chercheur au Centre national de la recherche préhistorique, anthropologique et historique, spécialiste du paléolithique moyen (45 000 à 22 000 ans) se rend en mission dans la région de Beni Menasser, entre Tipaza et Cherchell, rien ne le prédisposait à s’intéresser aux rites funéraires. « Mais, je me suis retrouvé dans un cimetière musulman, face à des stèles en bois dont j’ignorais totalement l’existence », raconte-t-il. Ces sculptures, baptisées ‘’imenza’’, ce qui signifie « les aînés, les ancêtres », ressemblent à des totems africains aux motifs géométriques gravés dans le bois. « Les appeler simplement ‘’stèles’’ est bien réducteur, car ce mot ne renvoie qu’à un objet figé, précise le chercheur, alors qu’en réalité ‘’imenza’’ est tout un concept qui renvoie à l’histoire : une fois la personne décédée, elle devient un ancêtre. » Chaque tombe en comprend deux. S’il s’agit d’un homme, les stèles se font face. S’il s’agit d’une femme, la deuxième est tournée à la perpendiculaire. Enfin, celles des enfants sont facilement reconnaissables à leur petite taille. Toutes différentes d’une tombe à une autre, elles marquent l’identité du défunt. Mais elles sont toutes construites sur le même principe : un pieu, trois formes superposées — trois ronds, trois losanges, trois triangles — représentant sans doute la tête, le tronc et le bas du corps, et parfois une protubérance sur la tête comme une houppette. Certains auteurs avancent que cela pourrait être lié au culte de la chevelure. « Dans les années 1920 et 1930, des Français avaient déjà signalé ces stèles en bois mais dans d’autres régions. Ils pensaient alors que cette pratique, liée au paganisme berbère, avait disparu. Or elle persiste aujourd’hui… » Pour l’instant, aucune datation n’a été effectuée sur les sculptures. « Elles remontent sûrement à la période ante-islamique, car l’Islam interdit toute représentation humaine, et ces sculptures ont clairement la forme d’une silhouette. Ensuite, elles sont fabriquées dans du bois, ce qui renvoie à l’origine des monuments funéraires au Maghreb, bien avant que les Musulmans, les Phéniciens importent le ciment ou le marbre. On peut même aller encore plus loin, ajoute-t-il, si on regarde les formes géométriques des gravures. Les ronds, les losanges, les triangles sont identiques à ceux des poteries, des textiles, des tatouages recensés depuis la préhistoire et qui dateraient, au moins, du néolithique ». Sur le terrain, les personnes interrogées par le chercheur n’ont pas su donner d’explication sur cette pratique. « Cette méconnaissance est d’ailleurs très intéressante car elle reflète la permanence de la culture, de la civilisation malgré elle ! Mais elle pointe aussi du doigt l’urgence de préserver ce patrimoine. Ces stèles sont de véritables œuvres d’art, elles incarnent tout le génie du monde rural maghrébin. » La pratique des artisans ayant disparu, les sculptures sont aujourd’hui plus rudimentaires, certaines se résument à de simples pieux en bois. Les plus anciennes sont abîmées par le temps, envahies par la végétation ou même arrachées pour être vendues à l’étranger. « J’en ai découvert il y a deux mois dans un cimetière du côté d’Ouled Fayet. Pour l’instant, aucune sculpture de ce type n’a été signalée à l’Est : elles se répartissent vraisemblablement de l’ouest algérois jusqu’au Maroc atlantique. Dans la région de Béni Menasser, j’ai compté douze cimetières. Je pense qu’ils correspondent à la répartition des tribus avant le regroupement colonial de 1889. Après cette date, les cimetières les plus éloignés de la ville ont été abandonnés. Voilà pourquoi Il est urgent de procéder à un véritable travail de recensement, insiste-t-il, car il risque d’être très long et rien ne garantit que les stèles découvertes en 2002 soient toujours là. »

Mélanie Matarese

(source : El Watan)

Nous avons encore la chance de pouvoir retrouver des témoins matériels du paganisme même dans les pays qu’on soupçonne d’être farouchement et définitivement monothéistes … la mémoire des coeurs et des pays est plus difficile à effacer que certains cyniques peuvent prétendre … il y a des choses belles et importantes à sauver partout …

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Pour sauver le site archéologique crétois d’Itanos (-3000), menacé par un projet touristique britannique (gof, hôtellerie de 7000 lits…), vous pouvez signer une pétition via le lien suivant :
http://www.thepetitionsite.com/petition/794332549

Ce site fait l’objet de fouilles depuis 14 ans, et bien que ne présentant que peu d’intérêt pour les visiteurs, il est âprement défendu par la communauté des archéologues pour son intérêt scientifique.

voir aussi le site : http://webefa.efa.gr/prospection-itanos/?action=text&text=Presentation_Zone

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Samedi 10 mai à 21 heures sur Arte : Le Crépuscule des Celtes . « Le plus grand sanctuaire celte d’Europe vient d’être mis au jour en Suisse. En compagnie de ses découvreurs – et à la manière d’une enquête policière -, ce film plonge dans les mystères d’une religion méconnue. » Emission enregistrée en Suisse romande en 2007, cliquez ici pour voir la vidéo :http://www.tsr.ch/tsr/index.html?siteSect=500000#vid=8554862

Merci à la Communauté gauloise

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