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Archive for juillet 2012

Des chercheurs espagnols ont annoncé, sur le site web de l’Université de Barcelone, avoir découvert, dans un gisement archéologique du nord-est de leur pays, un arc intact vieux de quelque 7.000 ans. Il s’agirait du plus ancien arc connu pour le Néolithique européen.

C’est sur le site néolithique de la Draga, près de la ville de Banyoles, en Catalogne (Espagne), que l’importante découverte a été faite. Des archéologues de l’Université autonome de Barcelone et du CSIC (Consejo Superior de Investigaciones Cientificas, le ‘CNRS’ espagnol) y ont mis au jour un arc entier fabriqué en bois d’if comme la majorité des arcs conçus en Europe à la période néolithique.

D’après les descriptions fournies par les chercheurs, l’arme présente une section un peu convexe et mesure pas moins de 1,08 mètre de longueur. Mais le plus important est surtout l’âge de l’objet. Les estimations faites avec des techniques de datation le font remonter à entre 5.400 et 5.200 avant notre ère. Ses découvreurs estiment ainsi qu’il s’agit de l’arc le plus ancien jamais découvert pour la période néolithique en Europe. Néanmoins, on ignore encore l’usage qui fut fait de cette arme. Celle-ci aurait aussi bien pu être utilisée pour la chasse que pour la guerre entre clans ou encore pour des activités de prestige.

Des fouilles antérieures sur le même site avaient déjà permis de découvrir des fragments de deux autres arcs. Mais le dernier trouvé, intact, permettra sans doute aux chercheurs de préciser certains aspects de la technologie, des stratégies de survie et de l’organisation sociale des premières communautés paysannes à s’installer dans la péninsule ibérique.

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Le site de Tintignac retrouve pelleteuses, truelles et autres outils nécessaires à la recherche archéologique. C’est le 2 juillet dernier que l’équipe de Christophe Maniquet de l’INRAP a repris les fouilles avec comme objectif de comprendre un peu plus ce site religieux.

C’est au XIX e siècle que les ruines gallo-romaines ont été découvertes à Tintignac. Classé monument historique, elles constituent un lieu historique majeur de le Corrèze et de son ancien peuple de Gaule : Les Lémovices.

Entre 2001 et 2005 lors des dernières fouilles, les archéologues avaient dégagé le temple gaulois, permettant de comprendre un peu mieux ce site qui réservait encore ses lots de mystères. Aujourd’hui, les spécialistes sont d’accord. Tintignac était un haut lieu religieux durant l’époque gauloise.

« On en est sur maintenant surtout quand on se penche sur les quatre édifices qui composent le sanctuaire. Il y avait le temple qui mettait à l’honneur deux divinités. Un théâtre qui permettait de mettre en avant ces divinités à travers des spectacles. Et enfin, les deux autres qui sont le Tribunal et l’Hémicycle. Mais on n’a pas encore pu définir leur utilité » explique Christophe Maniquet.

Une vingtaine de bénévoles au travail

Mais une autre problématique se dégage sur ce site. Celle de comprendre et repérer la circulation entre ces quatre édifices. C’est donc dans cette optique que la DRAC (Direction régionale des affaires culturelles) a décidé de programmer cette deuxième série de fouilles.

Et c’est une équipe d’une vingtaine de bénévoles – la plupart du temps des étudiants – qui s’affairent depuis le 2 juillet sur le site archéologique. L’un d’eux Boris, 30 ans vient sur place pour la 3 e année. « J’aime bien fouiller et retrouver des traces de vie du passé. J’ai découvert l’archéologie grâce au site de Tintignac et je viens de terminer mon cursus pour devenir archéologue. Je veux en faire mon métier » explique le néoarchéologue.

Le cheminement des pèlerins enfin expliqué

Après une semaine de recherches, la petite bande dirigée par Christophe Maniquet de l’INRAP (Institut national de recherches archéologiques préventives) a parfaitement rempli son objectif en mettant au jour des voies de circulation rendant encore plus possible un raisonnement sur le cheminement des pèlerins à leur arrivée sur le sanctuaire.

« Pour l’instant, on est quasi sûr que les pèlerins arrivaient de l’est et qu’il y avait un ordre logique dans le trajet entre les quatre édifices. Ils se purifiaient sans doute dans le tribunal avant de rejoindre le temple et d’honorer les divinités, raconte Christophe Maniquet. On est sûr aussi qu’il y avait une activité routière car on a découvert des ornières dans les pavés, sans doute dû au passage fréquents des chariots de transports ».

Jusqu’au 27 juillet, les fouilleurs vont continuer à déblayer et espèrent aller de surprise en surprise dans leurs découvertes.

(Kévin Roman)

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