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Archive for juillet 2008

Les supposés vestiges d’une capitale celte contre un projet de 150 pavillons neufs : à Mervent, une guerre de civilisations est engagée.

Quel trésor patrimonial recèle le sous-sol de la petite commune de Mervent, dans le sud-Vendée ? Une ancienne capitale celte du VIIe siècle avant Jésus-Christ, comme semble le penser la Direction régionale des affaires culturelles (Drac) ? En tout cas, les présomptions des archéologues sont suffisamment sérieuses pour avoir conduit les gendarmes à interrompre les travaux de lotissements en cours de réalisation sur une parcelle de 12 hectares. Celle-ci est située sur un vallon du massif forestier qui jouxte la commune.Mercredi après-midi, les trois ouvriers de la société MK Homes ont été priés par deux gendarmes d’éteindre les moteurs des pelleteuses. Ils effectuaient des travaux de décapage du sol, préalables à la construction d’un lotissement de 150 pavillons.

« Ce site, nous le connaissons depuis 20 ans. Il est archéologiquement très sensible », reconnaît le directeur adjoint de la Drac de Nantes, Marc Le Bouris. Aussi, lorsque le promoteur anglais Marian Klucznyk jette son dévolu sur cette parcelle, une étude réglementaire est menée par l’Institut national de recherches archéologiques préventives. Sa mission consiste à rédiger un rapport remis au préfet de région, qui décide de poursuivre les fouilles ou de libérer le chantier des contraintes archéologiques.

Site sensible

« Sans attendre les résultats de cette étude, l’aménageur a entrepris des travaux », déplore Marc Le Bouris. Selon lui, les premiers éléments du diagnostic confirment « le haut intérêt du lieu. Cette découverte pourrait être de nature à réécrire l’histoire du grand Ouest de la France. »

Marian Klucznyk, de son côté, invoque un problème de délais. « On devait me fournir le rapport avant le 27 juin. Je n’ai rien reçu à ce jour. Et quand j’ai téléphoné, on ne m’a pas signalé de trouvailles exceptionnelles. » Le promoteur en a donc déduit que rien n’empêchait un nivellement de surface, qu’il jugeait sans impact sur l’environnement. Pour la Drac, en revanche, des dégâts irréparables ont été commis : « Certains vestiges affleurent le sol », affirme Marc Le Bouris.

L’affaire est entre les mains du procureur de la République. Au vu du procès-verbal dressé par la gendarmerie, il décidera de classer l’affaire ou de poursuivre la société MK Homes.

Jean-Philippe GAUTIER.

-Source : Ouest France-

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Considérée comme l’un des plus importants thèmes littéraires et artistiques en Europe, la légende arthurienne a connu un succès jamais démenti.
Matière à évasion et discussion, les exploits prodigieux, les conquêtes amoureuses et la quête du Graal fascinent toujours l’imaginaire populaire, les historiens ou les simples curieux.
En Bretagne, l’ombre du roi Arthur plane depuis des siècles sur la forêt de Brocéliande. Au cinéma, à la télévision ou dans la littérature de jeunesse, son fabuleux destin enchante encore la création contemporaine.

L’exposition des Champs Libres explore la vie du roi Arthur, clé de voûte d’une construction littéraire hors norme où se mêlent le merveilleux, l’amour et la guerre. Au-delà du récit historique, elle croise les sources anciennes et adaptations contemporaines pour évoquer la naissance et le devenir d’une légende et l’universalité du mythe.

Articulé sur 1 000 m2, trois salles d’exposition temporaire et deux niveaux, le parcours des Champs Libres présente plus de 200 œuvres liées aux aventures du roi et de ses chevaliers. De nombreux documents historiques et iconographiques (manuscrits et livres précieux, tableaux, objets d’art, affiches de film…) illustrent le rayonnement culturel des légendes arthuriennes. Parmi eux, figure un trésor conservé par la Bibliothèque de Rennes Métropole : l’un des plus anciens manuscrits enluminés des romans de la Table ronde.
Première réalisation conjointe des trois composantes des Champs Libres, le Musée de Bretagne, la Bibliothèque de Rennes Métropole et l’Espace des sciences, l’exposition s’adresse à tous les publics, en particulier aux familles.
Au moment de l’ouverture de l’exposition, l’Université de Rennes 2 accueillera le 22e Congrès de la Société internationale arthurienne, rassemblant les plus grands spécialistes mondiaux de la légende, du 15 au 20 juillet 2008.

Renseignements :

Du 15 juillet 2008 au 4 janvier 2009
Tél. : 02 23 40 66 00
contact@leschampslibres.fr
www.leschampslibres.fr

Les Champs Libres
10, cours des alliés
35039 Rennes

-Source: France Guide. Site officiel du Tourisme en France-

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« Grand rassemblement annuel des Druides, Bardes et Ovates de Bretagne.

Gorsedd Digor le 13 juillet 2008 à Arzano (Finistère)

C’est le 13 juillet prochain qu’aura lieu, au Cleuzioù en Arzano – village où vécut Marie Pellan, la célèbre Marie chantée par le poète Auguste Brizeux – le Grand Rassemblement annuel des Druides Bardes et Ovates de Bretagne ou « Gorsedd Digor » en présence de représentants de l’Archidruide de Galles et de la Grande Barde de la Cornouaille britannique.

Cette rencontre sera la première présidée par le nouveau Grand Druide de Bretagne, Per Vari Kerloc’h, qui vient de succéder à Gwenc’hlan Le Scouezec.

La Gorsedd de Bretagne procédera, lors de cette cérémonie, à l’accueil des délégués d’Outre Manche et à la réception des nouveaux disciples et nouveaux membres.

La réunion des deux parties de l’Épée Brisée, rite symbolique qui remonte aux origines de la Gorsedd, prendra cette année un relief particulier. En effet, c’est en 1838, soit il y a 170 ans, que fut reçu par les Gallois le premier barde Breton, au cours de l’Eisteddfod d’Abergavenny. Il s’agissait d’Hersart de La Villemarqué, auteur du Barzaz Breiz, recueil de chants populaires bretons, dont les « diamants » poétiques furent loués en leur temps par l’écrivain George Sand.

Lors du banquet qui suivit cet événement, fut déclamé un poème spécialement composé pour la circonstance par Lamartine. C’est de ce poéme qu’est directement inspiré le rite de l’Épée Brisée, lequel fut accompli pour la première fois en 1899, lors de la fondation formelle de la Gorsedd de Bretagne à l’Eisteddfod de Cardiff en 1899.

En rappelant ces événements prestigieux, la Gorsedd entend occuper toute la place qui est la sienne dans l’histoire des relations interceltiques et dans la construction d’une Europe pacifique, humaniste et ouverte.

En évoquant ses origines, la Gorsedd met ainsi en relief les liens fraternels de respect mutuel qui l’unissent dès le début aux grands noms de la littérature française. Il n’y a dès lors, pour elle, aucune contradiction entre l’universalisme revendiqué par la culture française et l’existence volontariste de cultures locales.

Par la reconnaissance de l’appartenance des cultures régionales au patrimoine de la France, les députés ont fait un premier pas qui en appelle d’autres pour une réelle mise en œuvre d’une politique de développement. On peut regretter dans le même temps le conservatisme du Sénat. Quant à l’Académie française, sa réaction pusillanime actuelle la place aux antipodes de l’attitude ouverte manifestée par les réelles pointures de la littérature française que nous honorerons bientôt à Arzano.

Morgan, Sixième Grand Druide de Bretagne. »

Source : Agence Bretagne Presse

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