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Des chercheurs espagnols ont annoncé, sur le site web de l’Université de Barcelone, avoir découvert, dans un gisement archéologique du nord-est de leur pays, un arc intact vieux de quelque 7.000 ans. Il s’agirait du plus ancien arc connu pour le Néolithique européen.

C’est sur le site néolithique de la Draga, près de la ville de Banyoles, en Catalogne (Espagne), que l’importante découverte a été faite. Des archéologues de l’Université autonome de Barcelone et du CSIC (Consejo Superior de Investigaciones Cientificas, le ‘CNRS’ espagnol) y ont mis au jour un arc entier fabriqué en bois d’if comme la majorité des arcs conçus en Europe à la période néolithique.

D’après les descriptions fournies par les chercheurs, l’arme présente une section un peu convexe et mesure pas moins de 1,08 mètre de longueur. Mais le plus important est surtout l’âge de l’objet. Les estimations faites avec des techniques de datation le font remonter à entre 5.400 et 5.200 avant notre ère. Ses découvreurs estiment ainsi qu’il s’agit de l’arc le plus ancien jamais découvert pour la période néolithique en Europe. Néanmoins, on ignore encore l’usage qui fut fait de cette arme. Celle-ci aurait aussi bien pu être utilisée pour la chasse que pour la guerre entre clans ou encore pour des activités de prestige.

Des fouilles antérieures sur le même site avaient déjà permis de découvrir des fragments de deux autres arcs. Mais le dernier trouvé, intact, permettra sans doute aux chercheurs de préciser certains aspects de la technologie, des stratégies de survie et de l’organisation sociale des premières communautés paysannes à s’installer dans la péninsule ibérique.

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Le site de Tintignac retrouve pelleteuses, truelles et autres outils nécessaires à la recherche archéologique. C’est le 2 juillet dernier que l’équipe de Christophe Maniquet de l’INRAP a repris les fouilles avec comme objectif de comprendre un peu plus ce site religieux.

C’est au XIX e siècle que les ruines gallo-romaines ont été découvertes à Tintignac. Classé monument historique, elles constituent un lieu historique majeur de le Corrèze et de son ancien peuple de Gaule : Les Lémovices.

Entre 2001 et 2005 lors des dernières fouilles, les archéologues avaient dégagé le temple gaulois, permettant de comprendre un peu mieux ce site qui réservait encore ses lots de mystères. Aujourd’hui, les spécialistes sont d’accord. Tintignac était un haut lieu religieux durant l’époque gauloise.

« On en est sur maintenant surtout quand on se penche sur les quatre édifices qui composent le sanctuaire. Il y avait le temple qui mettait à l’honneur deux divinités. Un théâtre qui permettait de mettre en avant ces divinités à travers des spectacles. Et enfin, les deux autres qui sont le Tribunal et l’Hémicycle. Mais on n’a pas encore pu définir leur utilité » explique Christophe Maniquet.

Une vingtaine de bénévoles au travail

Mais une autre problématique se dégage sur ce site. Celle de comprendre et repérer la circulation entre ces quatre édifices. C’est donc dans cette optique que la DRAC (Direction régionale des affaires culturelles) a décidé de programmer cette deuxième série de fouilles.

Et c’est une équipe d’une vingtaine de bénévoles – la plupart du temps des étudiants – qui s’affairent depuis le 2 juillet sur le site archéologique. L’un d’eux Boris, 30 ans vient sur place pour la 3 e année. « J’aime bien fouiller et retrouver des traces de vie du passé. J’ai découvert l’archéologie grâce au site de Tintignac et je viens de terminer mon cursus pour devenir archéologue. Je veux en faire mon métier » explique le néoarchéologue.

Le cheminement des pèlerins enfin expliqué

Après une semaine de recherches, la petite bande dirigée par Christophe Maniquet de l’INRAP (Institut national de recherches archéologiques préventives) a parfaitement rempli son objectif en mettant au jour des voies de circulation rendant encore plus possible un raisonnement sur le cheminement des pèlerins à leur arrivée sur le sanctuaire.

« Pour l’instant, on est quasi sûr que les pèlerins arrivaient de l’est et qu’il y avait un ordre logique dans le trajet entre les quatre édifices. Ils se purifiaient sans doute dans le tribunal avant de rejoindre le temple et d’honorer les divinités, raconte Christophe Maniquet. On est sûr aussi qu’il y avait une activité routière car on a découvert des ornières dans les pavés, sans doute dû au passage fréquents des chariots de transports ».

Jusqu’au 27 juillet, les fouilleurs vont continuer à déblayer et espèrent aller de surprise en surprise dans leurs découvertes.

(Kévin Roman)

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Des silos à grains vieux de 2.000 ans, une vaste nécropole antique et une carrière de calcaire: les fouilles que mènent les archéologues de l’Inrap près d’Etampes, dans l’Essonne, suggèrent la présence sur le site d’une ferme gauloise et d’un village gallo-romain.

« On a d’abord une exploitation rurale gauloise. Ensuite viennent s’installer, dans la période romaine, la carrière, la nécropole et le village, qu’on ne sait pas bien placer », a résumé mercredi 13 juin Emmanuelle Brunet, chargée de mission archéologie au conseil général de l’Essonne, lors d’une présentation du site à la presse.

Les fouilles, qui doivent s’achever en juillet, sont menées par l’Institut national de recherches archéologiques préventives (Inrap) à Morigny-Champigny, le long de la route nationale N20. Elles sont financées par le conseil général, qui va y construire une déviation routière.

C’est d’abord la nécropole, dont la taille est estimée à une quinzaine d’hectares, soit 1.500 sépultures, qui a été découverte lors d’un premier diagnostic effectué en 2006 en vue des travaux. En 2010, une nouvelle étude a permis de mettre au jour une zone agricole des premiers siècles avant et après Jésus Christ, dont on voit aujourd’hui les silos à grains creusés dans la terre.

La présence de la « cité aux morts », l’une des plus importantes découvertes en Ile-de-France, « est un fort indice » de la présence d’un « vicus », un village romain sur la zone, a expliqué Paulette Dubovac, responsable du chantier pour l’Inrap. « On ne crée pas une telle nécropole au milieu de la campagne », a-t-elle ajouté.

Ces sépultures, où les archéologues recueillent patiemment les ossements humains au milieu du vrombissement des camions passant sur la N20, sont datées du IIe au Ve siècle de notre ère, selon les premières indications. Mais elles laissent les chercheurs dans une certaine perplexité.

« Avec les Romains d’habitude, on a des beaux plats, de belles cruches. Là non. Est-ce qu’on a une partie tardive ? C’est fort possible. Les datations au carbone 14 vont être très importantes », a expliqué Mme Dubovac.

Les fouilles seront ouvertes à la visite les 23 et 24 juin.

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Alors que des travaux sont pratiqués actuellement sur la zone du Plessis au Loroux-Bottereau (44)  pour la construction d’une zone d’activités, quatre archéologues ont trouvé des traces « qui ressemblent à un site d’habitat que l’on peut dater à un siècle environ avant Jésus-Christ », précise Yann Viau, archéologue en charge des recherches sur le site lorousain.

L’ensemble des recherches vont désormais faire l’objet d’un rapport topographique. L’État décidera ensuite s’il y a lieu de pousser plus loin les recherches.

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Le 3e colloque international sur les pierres levées et statues menhirs au Néolithique se tiendra du 12 au 16 septembre à Saint-Pons-de-Thomières (Hérault).

« On travaille depuis plusieurs mois dans une phase de conception et nous sommes arrivés maintenant dans l’organisation détaillée de ces journées », a expliqué Michel Fradin de Bellabre, secrétaire du Groupe archéologique du Saint-Ponais (Gasp) porteur de ce projet qui va rassembler des chercheurs « avec un rayonnement qui va bien au-delà du cercle restreint de la région », se réjouit Gabriel Rodriguez, président du Gasp.

En effet, des scientifiques viendront de tout l’Hexagone, mais aussi du Portugal, d’Espagne, d’Italie, de Russie, de Suisse, de Grande-Bretagne et peut-être de Turquie, pour faire le point sur les dernières découvertes et connaissances acquises ces dernières années dans le domaine de la statuaire mégalithique.

Le musée Denon de Chalon-sur-Saône a deux credo, l’archéologie et évidemment les Beaux-arts, deux credo qui ne se croisent pas forcément même s’ils voisinent. Cette exposition est l’occasion de les confronter et de conjuguer une même interrogation et un même sujet : la guerre et la violence latente des sociétés depuis l’époque gauloise jusqu’à nos jours. Une violence que les archéologues n’ont guère pris en compte avant les dix dernières années, pourtant, les armes ont été les marqueurs principaux des civilisations anciennes, celles qui servaient à dater un dépôt funéraire, une tombe avant que les hommes ne laissent des traces écrites et des constructions en dur.

Cette exposition met l’accent sur un domaine, l’archéologie dont le musée possède, peu le savent, une collection qui fait référence à l’étranger. Nul n’est prophète en son pays ! De prestigieux musées archéologiques envient à Chalon, cette collection d’armes de l’Age du bronze issues des fouilles subaquatiques menées par Louis Bonnamour ou découvertes par des dragages dans la Saône.

L’exposition débute par la présentation de certaines de ces armes mises en relation avec d’autres éléments de l’armement du guerrier dont le casque. Bibracte a fourni une copie d’un casque surmonté d’un oiseau stylisé qui devait plus servir à la parade qu’au combat. Ces armes voisinent avec un moulage du célèbre Hoplite, le guerrier grec est représenté au sol dans une position douloureuse, le Gaulois vaincu lui répond dans la salle opposée.

Les Beaux-arts ont récupéré la figure du héros de l’Antiquité, mythifié, idéalisé : César, Hannibal, Didon, Enée dont les pérégrinations largement comptées par les auteurs ont servi de sujets à dessins, toiles et sculptures que présente le musée. L’Antiquité a parfois aussi servi de paravent à des artistes de la fin du XVIII e siècle qui trouvaient habile de convoquer les mythes fondateurs de Rome et l’histoire de Brutus en lutte contre les Tarquins que l’on peut lire plus volontiers comme une évocation de la lutte des révolutionnaires contre une royauté déjà chancelante. La figure de César, héros d’Alésia, sera longtemps utilisée et mise à toutes les sauces !

Ainsi, ce César figuré sur un carreau de grès bleu de Varzy se voit affublé d’une tiare toute papale et d’une sphère surmontée d’une croix, au XVI e siècle, on en est plus à une liberté près avec la réalité historique. Le même César représenté par un artiste du XVII e siècle a tout de la figure christique en découvrant son ami Pompée, décapité. La célébrité autorise tout !

Dans la guerre, il y a toujours un vainqueur et un vaincu. La guerre n’est parfois qu’évoquée, en 1914, un casque de poilu planté sur un bâton au milieu du champ de bataille évoque bien plus qu’un cadavre. Cette guerre que certains appelaient de leurs vœux car seule capable, à leurs yeux, de laver l’humiliation de 1870 comme l’explique Jean-Yves Le Naour dans ses ouvrages fut une boucherie sans nom, mais, le mythe du guerrier reparaît.

En 68, les étudiants n’ont plus de bouclier de métal, juste un bouchon de poubelle pour se protéger des CRS, la cotte de mailles gauloise a laissé place au jean et à la chemise, la guerre est civile, au pied des immeubles visible de tous.

La violence, elle demeure !

Musée Denon de Chalon, à voir jusqu’au 17 septembre tous les jours sauf le mardi de 9 h 30 à 12 heures et de 14 à 17 h 30.

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Le service d’archéologie du canton de Bâle-Campagne (Suisse) vient d’annoncer la découverte d’un trésor archéologique composé de 293 pièces de monnaie celte en argent.

Enterrées vers 80 ou 70 avant Jésus-Christ à Füllinsdorf dans le nord de la Suisse, les pièces seraient des « quinaires de Kaletedoy ». Chacune d’elles mesure un centimètre de diamètre pour un poids de 2 grammes.

Inspirées par les monnaies romaines mais d’un format plus petit, les pièces sont originaires de l’est de la France mais étaient aussi en circulation sur l’actuel territoire Suisse.

Pour le chef du département de la culture, Urs Wütrich, cette « découverte du siècle » serait la plus importante jamais réalisée en Suisse. Les pièces sont exposées dans un musée de Liestal avant d’être étudiées par des scientifiques.

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