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Archive for novembre 2009

« Ambiorix, roi des Eburons » est le thème de l’exposition qui se tient du 5 décembre au 13 juin au Musée gallo-romain de Tongres (Belgique), un lieu culturel entièrement rénové après quatre années de travaux d’agrandissement.

 

L’exposition permet aux visiteurs de mieux comprendre les racines de la culture celte et ainsi de lever une partie du voile sur le mystère entourant les Eburons. Le point d’orgue de cette manifestation est incontestablement la reconstitution du combat héroïque entre les Eburons, avec à leur tête Ambiorix, et les légions romaines sous le commandement de Jules César. Par ailleurs, quelque 25 pièces du « Trésor de Thuin », acquises par la Fondation Roi Baudouin, ont été prêtées pour cette exposition. Ce trésor, qui compte 70 monnaies gauloises en or, a une valeur archéologique et numismatique exceptionnelle. Enfoui dans le sol à Thuin, il y a 2.000 ans, il a été exhumé à la fin du 20e siècle sans avoir été dispersé. De tels vestiges sont généralement très rares et fragmentaires dans nos régions. Ces pièces de monnaie, à l’effigie d’Alexandre le Grand au recto et frappées d’un attelage au verso, sont manifestement inspirées des monnaies grecques. L’exposition est accessible au public du mardi au vendredi, de 09h00 à 17h00, ainsi que les samedis, dimanches et jours fériés, de 10h00 à 18h00.

Informations: http://www.galloromeinsmuseum.be (OSN)

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La tombe d’un notable écossais d’il ya quelque 4000 ans a été découverte, intacte, à Forteviot en Écosse.

(François Savatier)

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En août 2009, 50 archéologues écossais et Écossais non archéologues se rassemblent à Forteviot au centre d’un «henge», un site entouré d’un cercle de pierres ou de pieux de bois. Dans cet ancien lieu de culte contemporain de Stonehenge (vers –2500), ils sont venus assister à la cérémonie la plus sacrée du culte archéologique : l’ouverture d’une tombe inviolée. Les quatre tonnes de la pierre sont soulevées et l’on découvre… un cercueil de pierre sans squelette.

 

Décevant ? Non, car il y a 4000 ans, la plupart des tombes sont des fosses, et les constructions funéraires dont le contenu a été préservé sont très rares en Europe. Le contenu de la tombe? Pas grand chose à première vue, sinon des galets de quartz blancs. Le squelette a entièrement disparu, ce qui est la règle dans les sols acides écossais, mais une trainée blanche suggère des résidus humains. Le corps était manifestement couché sur un lit d’écorce de bouleau, dont des restes sont identifiables à l’œil nu. Parmi les nombreux restes organiques qui subsistent, les fragments d’un sac de cuir posés près de la tête, des fleurs, des morceaux d’objets de bois, dont, semble-t-il le pommeau d’un grand poignard de bronze. Celui-ci constitue sans nul doute la pièce la plus spectaculaire, d’autant plus qu’il est accompagné des restes assez bien conservés d’un fourreau de cuir ornementé d’or, une trouvaille unique à ce jour en Europe dans le bronze ancien. L’équipement du défunt comportait aussi un petit couteau de bronze.

 

Pour les archéologues, un tel contenu organique est bien plus précieux que l’or du fourreau ou le bronze du poignard, étant donné les trésors d’informations qu’ils peuvent en tirer. Les analyses vont maintenant commencer afin de faire «parler» les vestiges, mais il est déjà clair que la tombe est celle d’un personnage très important. Gordon Noble, de l’Université d’Aberdeen et l’un des archéologues qui étudient la tombe, souligne qu’elle a été construite environ 500 ans après le henge, et placée en son exact centre. De fait, la pierre tombale pourrait être une pièce rapportée d’un monument néolithique plus ancien, car, chose rarissime, y est gravé ce qui ressemble à une hache de guerre en pierre flanquée d’une spirale. Près de la tête du mort, deux haches de bronze sont représentées dans la paroi de pierre. Elle confirme le haut rang guerrier du personnage enterré, peut-être lié à la religion d’alors.

 

Pour les Écossais, même non archéologues, la découverte est notable, car le Duan Albanach, un poème écossais du XIe siècle mentionne la mort au IXe siècle de Kenneth McAlpin, l’un des tout premiers rois écossais, «dans son palais de Forteviot». Or le roi écossais d’origine gaélique, c’est-à-dire irlandaise, avait réussi à imposer son parti et son autorité au conglomérat indistinct et mouvant des tribus pictes, qui ont résisté à tous les envahisseurs depuis l’Antiquité, et descendaient probablement des plus anciens habitants de la Calédonie (l’Écosse d’avant les Écossais). Ainsi, en redécouvrant Forteviot, les Écossais ont probablement situé l’un des hauts lieux de la vie calédonienne, picte puis écossaise durant plus de 3000 ans…

 

Source :  http://www.pourlascience.fr/ewb_pages/a/actualite-un-cercueil-de-4000-ans-23719.php

 

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© Eric Gailledrat

Ossements d’équidés associés à une épée celtique dans son fourreau.

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Les fouilles menées depuis 2004 sur le site archéologique de Pech Maho à Sigean (Aude) ont révélé les traces de rituels d’un type totalement inédit. En l’an 200 avant notre ère, après une destruction brutale, de nombreuses personnes reviennent à Pech Maho pour des rituels funéraires, mêlant sacrifices animaliers et crémation de dépouilles humaines, en l’honneur de héros vraisemblablement morts au combat. Sous la direction d’Eric Gailledrat du laboratoire Archéologie des Sociétés Méditerranéennes (CNRS / Université de Montpellier 3 / Ministère de la culture et de la communication / Inrap), les fouilles, menées par une équipe pluridisciplinaire associant entre autres Armelle Gardeisen, archéozoologue et Henri Duday, archéothanotologue, ont permis de mettre au jour une pratique encore jamais observée auparavant.

 

Fondé au VIe siècle avant notre ère, Pech Maho est un port de commerce tourné vers les échanges avec la Méditerranée. Peu avant -200, le site est attaqué et largement détruit par incendie, œuvre d’un agresseur possédant des machines de jets. Après la destruction, le lieu est déserté mais très vite, une population importante revient sur place et s’adonnent à des rituels originaux. Une approche stratigraphique a permis d’établir le scénario d’une activité post-destruction et de nombreuses découvertes issues des récentes fouilles viennent l’étayer.

 

En plus de nombreux restes de nourriture laissant penser à un grand banquet, les archéologues ont découvert les traces de massacre de plusieurs dizaines de chevaux. Les méthodes de découpe sont particulièrement violentes. Elles se distinguent de simples gestes de boucherie qui se font généralement au niveau des ligaments, alors qu’ici, on retrouve des coups d’épée portés à des chevaux dans le sens longitudinal. Un corps humain a été associé à ces restes : sacrifices ? Un bûcher est également installé dans le périmètre de l’habitat aménagé après destruction, où une dizaine d’individus est incinérée. Ces morts qui étaient habillés, parés et accompagnés de mobiliers divers, ont reçu un traitement funéraire comparable à celui en vogue en Languedoc au second âge du Fer (Ve-IIe siècle avant notre ère). Ce traitement n’en demeure pas moins original : l’incinération est collective et il n’y a pas de prélèvement des restes destinés à être disposés dans des tombes. L’ensemble de ces manifestations s’inscrit dans un intervalle de temps très court et il est certain que le site n’est plus véritablement habité après sa destruction. Les sacrifices de chevaux et les banquets ont probablement été réalisés préalablement à la sépulture multiple. Par leur caractère inédit, ces événements sont difficiles à nommer mais ils viennent véritablement clore l’histoire de Pech Maho, dont le souvenir à ses héros ne tardera pas à s’estomper sous le coup de la conquête romaine. Ainsi, Pech Maho n’est pas un simple sanctuaire mais ce qu’on pourrait appeler un hérôon : un édifice considéré comme le tombeau d’un héros, d’un mortel déifié, à qui on rend un culte.

 

Le site archéologique de Pech Maho est connu depuis le début du XXe siècle et des fouilles ont été menées dans les années 50 et 70, mais les rituels survenus après la destruction étaient inconnus. C’est dans le cadre d’un Projet collectif du Ministère de la Culture en 1998, que la documentation ancienne a été reprise et que de nouvelles fouilles ont démarré en 2004. Au départ, cette campagne visait notamment à mieux caractériser l’occupation du site avant destruction et le déroulement de cette dernière.

source :  http://www2.cnrs.fr/presse/communique/1715.htm

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