Feeds:
Articles
Commentaires

Archive for février 2010

La fête des Brandons

Issoudun. Hier, les Rabouilleux ont drainé les amis de leur fête, brandons en main, en défilé, jusqu’au bûcher couronné d’un mannequin de paille, pour brûler le bonhomme Carnaval.

Ce premier dimanche après Mardi gras, était autrefois le « dimanche brandounier » dans tout le Berry et marquait une cérémonie païenne qu’on a célébrée jusqu’à la fin du XIXe siècle, avant qu’elle ne devienne une tradition festive.

Aujourd’hui, la fête marque la fin de l’hiver et, comme lors des trois grandes fêtes de l’année à La Rabouilleuse – les Brandons, la fête de l’été et les saveurs d’automne –, les gens sont venus déguster ou emporter crêpes, beignets, pets de nonne et autres pâtisseries. En Berry, Mardi gras, c’est le jour des « beugnons », frits dans l’huile, mais aussi des crêpes car la Chandeleur n’est pas si éloignée et la forme ronde de la crêpe rappelle le disque solaire.

Tradition païenne

Le brandon n’est pas une coutume inventée. Elle remonte au paganisme . Le brandon était une torche allumée qu’on secouait verticalement pour détruire les animaux nuisibles aux récoltes (taupes, mulots, hannetons et autres vermines) et les plantes toxiques comme la nielle, jolie plante décorative, d’un beau rose mais qui est toxique, ses graines surtout, qui mûrissent en même temps que le blé. Elles touchaient le système nerveux et provoquaient des paralysies, si elles se trouvaient mêlées à la farine. . A la tombée de la nuit, les brandons ont été activés autour d’un grand feu de joie .

source : Cor. NR, Micheline Bougnoux http://www.lanouvellerepublique.fr/dossiers/journal/index.php?dep=36&num=1553752

Read Full Post »

Joan Amades, spécialiste des coutumes et traditions catalanes affirmait, à la fin des années cinquante, que si la représentation de l’hiver par la personne d’un ours était connue dans toute l’Europe, il n’y a qu’en Haut-Vallespir que se célèbre la fête de l’ours. Et encore, seulement à Arles-sur-Tech, Prats-de-Mollo et Saint-Laurent de Cerdans où se déroulait la fête hier. L’ours sort de la caverne où il a hiverné ; celui qui l’incarne est recouvert de peaux diverses, afin de le faire ressembler au plantigrade. Il se lance à travers le village à la poursuite des femmes dont il veut

s’emparer. Il cherche particulièrement à prendre Roseta, dont il veut faire son épouse. Mais les hommes du village veillent, ce sont les chasseurs qui se lancent sur les traces de l’ours pour le tuer. L’ours et les chasseurs se livrent alors à une sorte de grand ballet poursuite à travers le village, dans un grand bruit de tambours et de musique. Et gare à la « mascara », ce mélange de suie de l’hiver et de graisse qui va maculer les visages. Finalement, l’ours est attrapé. On le conduit au centre du village, on l’assied, on le rase avec une hache. Cette cérémonie le rend humain, et devenu humain, il n’est plus dangereux et peut épouser Roseta. La symbolique de l’ours, toute païenne, est simple. L’ours représente l’hiver qui se termine mais résiste, jusqu’à ce que les chasseurs, en le rasant, en lui rendant forme humaine, le métamorphosent en printemps, ce qui lui permet d’épouser Roseta. On peut relier cette fête à connotation de cérémonie au temps où des ours vivaient dans nos montagnes.

Josianne Cabanas

Source : http://www.lindependant.com/articles/2010-02-22/la-legende-de-l-ours-symbole-de-l-hiver-134175.php

Read Full Post »

Les fouilles ne datent pas d’hier sur le site archéologique de Vieux Poitiers. On garde même des traces de recherches datant de 1781! Pourtant, il faut bien dire que depuis les fouilles de René Fritsch, entre 1963 et 1986, et les opérations conduites par Aimé Bocquet en 95 et 96, le site semblait voué à un oubli poli malgré les appels répétés de l’Association pour la sauvegarde du site archéologique de Vieux Poitiers. Le public avait beau renouveler son intérêt, tous les ans pour les journées de découverte guidée du site, la tour et le théâtre ne semblait passionner ni élus, ni scientifiques.

Une « maison

de site »

à moyen terme

Les choses sont en train de changer. D’abord parce qu’un jeune archéologue, Christophe Belliard qui travaille avec l’Inrap a résolu de consacrer sa thèse de doctorat au site naintréen, avec le soutien de la commission interrégionale de la recherche archéologique et du service régional d’archéologie de la Drac.

Ensuite parce que les élus de la CAPC commencent à prendre conscience des potentialités touristiques du site dans une région qui en manque singulièrement. La volonté politique de valoriser le site rejoignant l’intérêt scientifique pour ce théâtre immense, l’avenir de vieux Poitiers devrait enfin rattraper son glorieux passé.

Ainsi, d’ores et déjà, deux campagnes de fouilles sont en cours d’organisation pour cet été et l’été 2011. Dans le même temps, la CAPC qui gère désormais le site a fait quelques acquisitions foncières et signé une convention avec la Safer pour pouvoir racheter ou procéder à des échanges de terrain, afin que l’antique cité qui se trouve au pied de la tour et dont les vestiges sont aujourd’hui enfouis sous des champs cultivés puisse, un jour, faire l’objet des recherches qu’elle mérite.

« Notre ambition est réelle, explique Isabelle Énon, vice-présidente chargée du tourisme à la CAPC. D’abord deux campagnes de fouilles jusqu’à l’été 2011, puis, une mise en valeur paysagère du lieu qui permettra à la fois d’accueillir le public dans de meilleures conditions et de protéger en les recouvrant partiellement de terre les murs antiques qui n’auront plus ainsi à souffrir des outrages du climat. Des actions qui sont votées et budgétées pour un total de 350.000€ environ ». Dans le budget pluriannuel qui viendra ensuite, c’est cette fois une « maison de site » qui est envisagée pour l’accueil des touristes et la mise en valeur des « trésors » découverts lors des fouilles qui « encombrent » les réserves des musées de la ville sans mise en valeur.

Le Vieux Poitiers pourrait alors devenir un des hauts lieux de la diffusion archéologique dans la région au même titre qu’Argentomagus dans un département voisin.

Laurent PINOT

source : http://www.centre-presse.fr/article-103736-le-site-de-vieux-poitier-suscite-de-nouveau-l-interet.html

Read Full Post »

L’inauguration de la prochaine exposition temporaire « La vie au Néolithique… en Brocéliande » est prévue fin mars à l’écomusée du Pays de Montfort.

Le transfert des premières oeuvres a débuté avec le convoiement d’une pirogue, il y a quelques jours. Aujourd’hui, le deuxième objet phare de l’expo est arrivé à bon port : la stèle de Guidel. Elle est, avec celle de Trévoux conservée au musée de Penmarch, le seul exemple de sculpture néolithique connue à ce jour en Bretagne.

Toute l’équipe de l’écomusée est mobilisée. Scénario d’exposition, conception des animations, scénographie… Les dernières semaines de préparation vont être intenses pour que tout soit prêt le jour J.

Le Néolithique marque la fin de la Préhistoire et le début des grandes civilisations. Pour la première fois dans l’histoire du monde, l’homme va se sédentariser, cultiver des plantes et élever des animaux. Des techniques artisanales nouvelles vont apparaître parallèlement à l’élévation de grands monuments mégalithiques dont la Bretagne et le Pays de Brocéliande sont particulièrement riches.

L’exposition proposera de s’immerger dans cette « révolution néolithique » à travers les objets et les gestes de la vie quotidienne.

Du 30 mars au 29 octobre, à l’écomusée du Pays de Montfort, tél. 02 99 09 31 81. site internet : http://www.ecomusee-montfort.com

Source : http://www.ouest-france.fr/

Read Full Post »