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Archive for mars 2012

Sur le site néolithique, près d'un trou de poteau, Stéphane Blanchet et Françoise Le Boulanger, responsables du chantier archéologique.

La ville a décidé de construire un lotissement à proximité des Lignes de la Gonzée, route de Pacé, sur 7 ha. En préalable un diagnostic archéologique a mis en évidence un site intéressant. Depuis le 13 février, sous la conduite de Stéphane Blanchet, chargé d’études et de recherche à l’INRAP (institut national de la recherche archéologique préventive) en préhistoire récente et protohistoire ancienne, et Françoise Le Boulanger de l’INRAP, spécialiste du Moyen Âge, une vingtaine de personnes sont présents sur le terrain.

L’emprise des fouilles s’étend sur 60 000 m 2 . Le volume de terre à déplacer et à stocker sur site est de 40 000 m 3 . Le décapage est effectué par trois pelleteuses de l’entreprise Beaussire de Catz dans la Manche et les trois tracteurs agricoles de l’entreprise Lemoine d’Alençon. Il a débuté au sud, à la Patenoterais.

Une maison monumentale

Pressentie au diagnostic, la maison du néolithique moyen (vers 4 200 à 4 000 ans avant JC) « se dessine progressivement sous nos yeux, comme le précise Stéphane Blanchet. Nous rencontrons d’énormes trous de poteaux, de 1,20 m de profondeur sur 1 m de diamètre, qui contenait un poteau en chêne de 0,50 m ». Et de poursuivre : « la maison a un plan, façade au sud, de 12 m de largeur sur 50 m de long soit 600 m 2 . Elle avait peut-être un étage ou un grenier »

À l’extérieur, divers foyers, près desquels les chercheurs de l’INRAP ont trouvé des haches polies, de la céramique caractéristique de l’époque : vaisselle et vases à cuire, des silex, des rejets domestiques dont des os de la faune locale ainsi que des Esthèques, sortes de galets servant à lustrer la surface des céramiques. À l’Ouest de la maison semble se dessiner, en flanc de coteau et face au ruisseau de Biardel, soit un amas de torchis (les maisons étaient en bois et terre) soit un tumulus. L’ensemble du site devait couvrir au néolithique environ 15 ha.

Les fouilles vont durer jusqu’ en octobre avec d’autres fouilles sur la période gallo romaine et moyenâgeuse. Si le site est aujourd’hui interdit au public « en juin, lors des Journées du patrimoine, nous organiserons des visites guidées pour le public et les scolaires. Notre souci, précise Stéphane Blanchet, est d’ouvrir le chantier de fouilles a l’ensemble de la population environnante au moment opportun »

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Loïc Buffat, présentait ici l’une des cinq épées gauloises découvertes dans des tombes de la nécropole. /photo archives JMG.

 

 

Quelques mois après la découverte exceptionnelle de cinq épées sur le Causse datant de plus de 2600 ans, les archéologues livrent les premiers enseignements de la nécropole gauloise.

Les fouilles archéologiques préventives qui ont été réalisées sur le Causse, côté aéroport, en prévision des travaux d’extension de la zone d’activités, ont été particulièrement exceptionnelles. Financées par la communauté d’agglomération Castres-Mazamet qui va aménager cet espace situé à l’arrière de l’ancienne piste d’aviation, elles ont permis de mettre à jour pendant l’été 2010 une imposante nécropole (un cimetière) qui a livré de nombreux enseignements aux chercheurs. 350 tombes datées entre l’âge de bronze (fin Xe avant JC) et l’âge de fer (VIe avant JC) ont été minutieusement dégagées et analysées. Loïc Buffat, responsable de la fouille confiée à sa société Mosaïque Archéologie, rendait compte de ses travaux avant-hier à l’amphithéâtre du Causse : « De façon générale, on peut dire qu’il y a 30 siècles environ, vivaient dans le castrais des communautés dont l’organisation est impressionnante. La nécropole que nous avons fouillée montre la pérennité et la stabilité de la communauté. »

Chaque sépulture contient en général son vase cinéraire, des objets métalliques du quotidien, rasoir, épingles ou broches. Chacune des quatre zones bien identifiées démontre de l’évolution des pratiques dans le dépôt des cendres. Le moindre indice permet parfois d’identifier un pillage, ou une réouverture volontaire de ses petites cavités toutes faites de la même façon : un trou creusé dans la roche calcaire de petite taille contenant des vases, parfois des offrandes et des objets métalliques.

Mais dans la zone la plus récente (500/600 ans avant JC) comptant une centaine de tombes, les archéologues ont eu la joie de découvrir un bûcher, des céramiques grecques, deux tombes de chevaux et surtout cinq épées gauloises. Des glaives de 30 à 50 cm de long, épées en fer à antennes appelées ainsi en raison des ergots disposés dans le prolongement du manche. Une découverte rare d’objets à la valeur inestimable qui seront certainement un jour exposés à Castres. Elles ont fait l’objet d’un traitement chimique afin de stabiliser leur état et sont encore étudiées sous toutes les coutures pour en tirer la moindre information. Conservées pour l’instant au centre régional de l’archéologie, ces pièces démontrent que le secteur du Causse était très habité à l’époque protohistorique. Là même où aujourd’hui on va implanter de nouvelles activités humaines.

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