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Posts Tagged ‘gaulois’

Les Gaulois répugnaient à donner figure humaine à leurs dieux, ce qui explique que les représentations de visages sont rares dans l’art celtique de l’Âge du Fer en Europe. Une exposition à Lausanne illustre le rapport particulier de cette culture avec la tête.

«Les Gaulois font la tête» fait aussi référence au fait que la plupart des représentations trouvées affichent une expression sévère. Les visages sont très stylisés, pas du tout réalistes, a souligné vendredi Gilbert Kaenel, directeur du Musée cantonal d’archéologie et d’histoire de Lausanne.

L’exposition conçue à l’origine au Centre archéologique européen de Bibracte, en Bourgogne, a été adaptée et complétée pour être montrée à l’Espace Arlaud. Elle rassemble une centaine d’objets du IIIe au Ie siècle avant JC, provenant de l’ensemble du monde celtique.

Ces pièces sont en bois, en fer, en bronze ou en pierre. Parmi les objets vaudois exposés figurent la fameuse statue d’Yverdon-les- Bains, une tête de pierre trouvée à Nyon et quelques crânes trouvés au Mormont.

Têtes coupées
«Les Gaulois avaient l’habitude de couper la tête de leurs ennemis vaincus et de les conserver comme trophées. Les têtes de certains ancêtres prestigieux étaient aussi gardés apparemment pendant plusieurs générations», explique M. Kaenel.

L’exposition donne aussi le regard d’observateurs grecs et latins qui ont écrit sur les Gaulois. Ces lettrés «civilisés» peinaient à comprendre les habitudes de ces peuples, qu’ils décrivaient comme barbares.

Jusqu’au 2 octobre à l’Espace Arlaud, place de la Riponne.
Fermé lundi et mardi.

source : http://www.24heures.ch/actu/culture/gaulois-font-tete-espace-arlaud-lausanne-2011-06-10

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À Dossen Rouz, sur le port de Locquémeau, desfouilles archéologiques mettent à jour le passé gaulois du site. Ici, aux IIe et Ier siècles avant JC, on produisait du sel… Depuis près d’un mois, ils sont une douzaine d’irréductibles à fouiller l’histoire des Gaulois. Un chantier de fouilles archéologiques se tient sur le site gaulois de Dossen Rouz, au port de Locquémeau. Accroupis ou debout, des bénévoles, étudiants en histoire et archéologie pour la plupart, creusent, déplacent des cailloux pour mettre à jour une histoire qui remonte aux IIe et Ier siècles avantJC. À la tête de ces fouilleurs du passé, une chercheuse du CNRS de l’unité Centre de recherches archéologiques d’archéosciences et d’histoire (Creaah) de Rennes, Marie-Yvane Daire. «On connaît ce site depuis les années quatre-vingt. Il a déjà été sondé en 1998. Là, on a décidé de faire une étude approfondie, avant qu’il disparaisse, explique la chercheuse. Ce site a déjà été largement dégradé par l’érosion.» La tempête qui a sévi sur Locquémeau, en mars2008, n’a rien arrangé. Il était donc temps de sortir les pelles, mini-truelles et autres peignes. Ces fouilles, financées par le conseil général et le ministère de la Culture et aidées par le soutien logistique de la commune de Trédrez, ont été riches en découvertes. Des bouts de murs d’une maison gauloise sont notamment visibles à l’oeil nu. «On a trouvé le four!» Mais la découverte tant attendue est arrivée hier, peu avant notre passage sur place. «On a enfin découvert les restes du four à sel!», souriait Marie-Yvane Daire. Du temps des Gaulois, on produisait du sel à Dossen Rouz. «Ils collectaient de l’eau de mer, qu’ils faisaient ensuite chauffer dans des pots en argile sur un four», raconte la chercheuse. Combien de Gaulois vivaient là? «Ce site s’étend quand même sur 100m². On peut donc penser qu’il fallait une communauté suffisamment importante pour le faire fonctionner», avance Marie-Yvane Daire. Et des communautés comme celle-là, il y en avait d’autres dans la région. «Dans le coin, il existe une vingtaine de sites de ce type. Il y en a notamment deux à Pleumeur-Bodou. En Bretagne, on en dénombre, jusqu’à aujourd’hui, environ 200.» Un plus indéniable pour la recherche. «Tous ces éléments de comparaison vont nous aider à mieux comprendre comment fonctionnait le site de Dossen Rouz, mélange d’habitat et d’artisanat», souligne Marie-Yvane Daire. Quels modes de vie? La chercheuse attend beaucoup de ce chantier archéologique. Outre l’aspect production de sel, elle espère en apprendre davantage sur les modes de vie de l’époque. Vendredi, le chantier s’achèvera. Le site sera entièrement recouvert, remis en l’état. Coquillages, ossements d’animaux, morceaux de céramiques, etc. Tout ce qui a été mis à jour ici partira vers Rennes pour être analysé, inventorié. «Pour un mois de terrain, on a facilement dix mois de laboratoire derrière.» Bien plus tard, certaines pièces seront peut-être amenées à être exposées…

Source : letelegramme.com

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Les supposés vestiges d’une capitale celte contre un projet de 150 pavillons neufs : à Mervent, une guerre de civilisations est engagée.

Quel trésor patrimonial recèle le sous-sol de la petite commune de Mervent, dans le sud-Vendée ? Une ancienne capitale celte du VIIe siècle avant Jésus-Christ, comme semble le penser la Direction régionale des affaires culturelles (Drac) ? En tout cas, les présomptions des archéologues sont suffisamment sérieuses pour avoir conduit les gendarmes à interrompre les travaux de lotissements en cours de réalisation sur une parcelle de 12 hectares. Celle-ci est située sur un vallon du massif forestier qui jouxte la commune.Mercredi après-midi, les trois ouvriers de la société MK Homes ont été priés par deux gendarmes d’éteindre les moteurs des pelleteuses. Ils effectuaient des travaux de décapage du sol, préalables à la construction d’un lotissement de 150 pavillons.

« Ce site, nous le connaissons depuis 20 ans. Il est archéologiquement très sensible », reconnaît le directeur adjoint de la Drac de Nantes, Marc Le Bouris. Aussi, lorsque le promoteur anglais Marian Klucznyk jette son dévolu sur cette parcelle, une étude réglementaire est menée par l’Institut national de recherches archéologiques préventives. Sa mission consiste à rédiger un rapport remis au préfet de région, qui décide de poursuivre les fouilles ou de libérer le chantier des contraintes archéologiques.

Site sensible

« Sans attendre les résultats de cette étude, l’aménageur a entrepris des travaux », déplore Marc Le Bouris. Selon lui, les premiers éléments du diagnostic confirment « le haut intérêt du lieu. Cette découverte pourrait être de nature à réécrire l’histoire du grand Ouest de la France. »

Marian Klucznyk, de son côté, invoque un problème de délais. « On devait me fournir le rapport avant le 27 juin. Je n’ai rien reçu à ce jour. Et quand j’ai téléphoné, on ne m’a pas signalé de trouvailles exceptionnelles. » Le promoteur en a donc déduit que rien n’empêchait un nivellement de surface, qu’il jugeait sans impact sur l’environnement. Pour la Drac, en revanche, des dégâts irréparables ont été commis : « Certains vestiges affleurent le sol », affirme Marc Le Bouris.

L’affaire est entre les mains du procureur de la République. Au vu du procès-verbal dressé par la gendarmerie, il décidera de classer l’affaire ou de poursuivre la société MK Homes.

Jean-Philippe GAUTIER.

-Source : Ouest France-

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