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L’archéologue vannetais Philippe Gouezin prépare le troisième tome de son inventaire des mégalithes du Morbihan. Un travail qu’il juge indispensable à la préservation de ces monuments.
« Il y a véritablement urgence car une partie importante de notre patrimoine mégalithique est tout simplement menacée de disparition. Dans le sud-ouest du Morbihan, 44 % des monuments recensés au XIX e n’existent plus », s’inquiète Philippe Gouezin, archéologue rattaché au CNRS. La faute à une urbanisation mal maîtrisée, aux remembrements des exploitations agricoles, mais aussi à l’ignorance de certains qui ne voyaient dans les mégalithes que d’encombrants tas de cailloux. « Depuis quelques décennies, on en détruit heureusement beaucoup moins, nuance Philippe Gouezin. Mais parmi ceux qui subsistent, un trop grand nombre est en état de délabrement. Ils sont en danger ».
Animé par un souci de préservation et de transmission du patrimoine, l’archéologue vannetais a publié les deux premiers tomes de son inventaire des mégalithes du Morbihan aux éditions de l’Institut culturel de Bretagne. Ce travail l’a occupé pendant une vingtaine d’années.
Il s’est tout d’abord intéressé à une vaste zone au nord d’une ligne Cléguer-La Gacilly. Le second ouvrage a été consacré à un secteur sud-ouest, de part et d’autre d’une diagonale Pont-Scorff-Quiberon. Philippe Gouezin s’attaque désormais à une frange sud-est qui va d’Auray à Glénac. « Comme pour les deux précédents secteurs, j’ai recueilli toutes les données existantes sur les menhirs, dolmens, tumulus et autres allées couvertes. Ces informations sont souvent incomplètes, voire erronées. D’ici fin 2008 et toute l’année 2009, je vais me rendre sur le terrain pour effectuer des observations : je dresse un plan précis du monument, je prends des photos, j’établis un état des lieux… Je m’attends à en trouver entre 300 et 350 parmi ceux répertoriés. Et il est probable que j’en découvre d’autres, comme ce fut le cas dans les landes de Lanvaux ».
Alimenter la carte archéologique de France
Pour effectuer ses recherches, Philippe Gouezin dispose d’une autorisation de la préfecture de région. Il tient à le faire savoir auprès du grand public afin que son travail soit facilité, notamment à l’approche des monuments. Une fois rassemblées, les observations du chercheur morbihannais seront transmises au service régional d’archéologie et compléteront la carte archéologique de France. « Des travaux similaires ont été menés dans les Côtes-d’Armor, l’Ille-et-Vilaine et la Loire-Atlantique. Un inventaire est également en cours dans le Finistère. Tout cela permettra d’avoir une idée plus précise de l’état du mégalithisme en Bretagne ».

Contacts
Courriel : philippe.gouezin@orange.fr

Source: Le Télégramme

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« Grand rassemblement annuel des Druides, Bardes et Ovates de Bretagne.

Gorsedd Digor le 13 juillet 2008 à Arzano (Finistère)

C’est le 13 juillet prochain qu’aura lieu, au Cleuzioù en Arzano – village où vécut Marie Pellan, la célèbre Marie chantée par le poète Auguste Brizeux – le Grand Rassemblement annuel des Druides Bardes et Ovates de Bretagne ou « Gorsedd Digor » en présence de représentants de l’Archidruide de Galles et de la Grande Barde de la Cornouaille britannique.

Cette rencontre sera la première présidée par le nouveau Grand Druide de Bretagne, Per Vari Kerloc’h, qui vient de succéder à Gwenc’hlan Le Scouezec.

La Gorsedd de Bretagne procédera, lors de cette cérémonie, à l’accueil des délégués d’Outre Manche et à la réception des nouveaux disciples et nouveaux membres.

La réunion des deux parties de l’Épée Brisée, rite symbolique qui remonte aux origines de la Gorsedd, prendra cette année un relief particulier. En effet, c’est en 1838, soit il y a 170 ans, que fut reçu par les Gallois le premier barde Breton, au cours de l’Eisteddfod d’Abergavenny. Il s’agissait d’Hersart de La Villemarqué, auteur du Barzaz Breiz, recueil de chants populaires bretons, dont les « diamants » poétiques furent loués en leur temps par l’écrivain George Sand.

Lors du banquet qui suivit cet événement, fut déclamé un poème spécialement composé pour la circonstance par Lamartine. C’est de ce poéme qu’est directement inspiré le rite de l’Épée Brisée, lequel fut accompli pour la première fois en 1899, lors de la fondation formelle de la Gorsedd de Bretagne à l’Eisteddfod de Cardiff en 1899.

En rappelant ces événements prestigieux, la Gorsedd entend occuper toute la place qui est la sienne dans l’histoire des relations interceltiques et dans la construction d’une Europe pacifique, humaniste et ouverte.

En évoquant ses origines, la Gorsedd met ainsi en relief les liens fraternels de respect mutuel qui l’unissent dès le début aux grands noms de la littérature française. Il n’y a dès lors, pour elle, aucune contradiction entre l’universalisme revendiqué par la culture française et l’existence volontariste de cultures locales.

Par la reconnaissance de l’appartenance des cultures régionales au patrimoine de la France, les députés ont fait un premier pas qui en appelle d’autres pour une réelle mise en œuvre d’une politique de développement. On peut regretter dans le même temps le conservatisme du Sénat. Quant à l’Académie française, sa réaction pusillanime actuelle la place aux antipodes de l’attitude ouverte manifestée par les réelles pointures de la littérature française que nous honorerons bientôt à Arzano.

Morgan, Sixième Grand Druide de Bretagne. »

Source : Agence Bretagne Presse

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