(Adaptation de Wikipédia)
La Wicca s’inscrit dans la mouvance européenne du néo-paganisme de la première moitié du XXe siècle. Elle consiste en un syncrétisme créé par le britannique Gérald Gardner dans deux livres : Witchcraft Today, publié en 1954 et The Meaning of Witchcraft en 1959.
La plupart des Wiccans croient en une double déité représentée par une Grande Déesse et un Dieu Cornu considérés comme des polarités complémentaires et l’incarnation des forces de la nature.
* La Déesse : elle symbolise l’énergie féminine, la nuit, la magie, l’eau, la terre, la fertilité, le chaudron, le pentagramme, la coupe, le miroir. Elle est associée à la lune et à ses 4 phases, astre dominant dans la wicca. On parlera de la triple déesse dans le sens où des quatre phases de la lune, trois seulement sont visibles.
o La lune montante représente la jeune fille;
o La pleine-lune: la mère;
o La lune décroissante: la vieille femme
o La lune noire (nouvelle lune): la mort
* Le Dieu-Père : il est associé au feu, à l’air, à la baguette, l’épée, l’athamé, les récoltes, la sexualité, le soleil. Souvent on le représente avec des cornes, et on l’appelle le Cornu, bien qu’il n’ait aucun lien avec Satan ou toute autre représentation du diable. En réalité, le symbolisme des cornes rappelle les cornes d’un cerf, ou autre animal, symbole de la Nature en elle-même. Souvent associé à Cernunnos (Dieu Celte de l’abondance) ou aux divinités Greco-Romaines Faunus ou Pan.
Tel la Déesse on lui donne trois aspects principaux :
* Dieu Soleil/de la Moisson.
* Dieu Chasseur/de la faune et la flore Sauvage.
* Dieu de la Mort/renaissance.
Le dieu mâle peut aussi être double, tel le Roi du Chêne (Oak King) et le Roi du Houx (Holly King). Selon la mythologie paienne, deux fois par an : au solstice d’été (Litha)et d’hiver (Yule), les deux dieux s’affrontent: le roi du chêne amenant la lumière et la chaleur au solstice d’hiver, et le roi du Houx le froid et la noirceur au solstice d’été. (Les effets étant en pleine effervescence vers la fin du règne.) Les deux rois sont souvent considérés comme des frères et même s’ils sont opposés, aucun des deux ne reflète le bien ou le mal, considérant que “trop, c’est comme pas assez” pour les effets de l’un et l’autre.
La philosophie wiccane se résume à une seule “règle”, mention finale du credo wiccan :
* Fais ce qu’il te plaît tant que cela ne nuit à personne. (” An’ye Harm None Do what Ye Wilt” : “Si nul n’est lésé, fais ce que veux”)
Les wiccans s’appuient sur le principe de tolérance, sur le respect de la nature. La Wicca se revendique art de vivre en harmonie avec son environnement. Il s’agit d’une religion sans dogmatisme, prônant le respect de l’autre ainsi qu’une démarche de partage avec celui-ci. Par ailleurs, les wiccans croient en l’existence de la magie, considérée comme “énergie cosmique” présente en chacun de nous et en chaque objet.
Sous le nom de « Roue de l’année » la wicca regroupe vingt et une réunions de coven pour célébrer la fluctuation des saisons. Il s’agit d’un calendrier qui prend en compte les cycles solaires et lunaires, ainsi que ceux propres à l’agriculture traditionnelle.
Les vingt et une célébrations sont les quatre sabbats majeurs (Samhain, Imbolc, Beltaine et Lugnasadh), les quatre sabbats mineurs aux solstices et aux équinoxes (Yule ou solstice d’hiver, Ostara ou equinoxe de printemps, Litha ou solstice d’été, Mabon ou equinoxe d’automne) et les esbats qui sont les treize nuits annuelles de pleine lune.
On peut trouver plusieurs traditions dans la Wicca:
* Le garderianisme : c’est la filiation découlant de Gerald Gardner. Pour certains, ce serait la seule valable, les autres n’étant que des dérivés. Cette tradition très stricte soutient que pour être wiccan ou wiccane on doit obligatoirement être en coven et avoir été initié dans une lignée remontant à un wiccan/e reconnu (en fait à Gardner). Ils pratiquent un certain nombre de rites. Gardner a initié la plupart des membres qui ont démarré une nouvelle tradition.
* L’alexandrianisme : fondée par un disciple de Gardner, Alexander Sanders, c’est un dérivé de la précédente.
* La tradition aradrienne : fondée en 1999 par Charles Renaud, au Canada, cette tradition reconnaît les divinités comme des parties indépendantes du Grand Dieu et de la Grande Déesse. Elles ont une indépendance d’esprit et d’action qui leurs est propres, contrairement à beaucoup d’autre traditions qui les considèrent comme des parties intégrantes du Grand Dieu et de la Grande Déesse. Les Wiccans aradriens reconnaissent clairement un Grand Dieu et une Grande Déesse, et à leurs yeux les deux sont égaux, bien que l’aspect féminin soit souvent privilégié. Ils voient en l’interaction entre les Hommes et les Divinités un moyen de connexion qu’ils privilégient. Les Wiccans aradriens reconnaissent aussi, au sein des forces énergétiques, un troisième joueur en tant qu’entité propre et indépendante, le mal. Les Aradriens croient en son existence, mais ne l’adorent aucunement c’est un point important qui différencie la Wicca aradrienne des autres traditions,qui ne reconnaissent pas d’entité maléfique.[5].
* La tradition dianique : c’est une forme féministe de la wicca qui met à l’honneur la Déesse, favorisant son culte. Elle a été fondée par Zsuzsanna Budapest.
* La tradition faerique ou «pictish wicca» : cette tradition est un peu plus sombre que les autres puisqu’elle reconnaît la part obscure de chaque être et ne cherche pas à la nier. Elle s’inspire davantage de la culture celtique. Elle se base essentiellement sur la nature dans ce qu’elle a de plus pur, par exemple, dans la pictish wicca il n’est pas nécessaire de fabriquer un pentacle : une pomme coupée dans le sens horizontal vous en offre un parfait. Cela dit, comme toutes les autres wiccas, elle ne fait que de la magie blanche en raison de la loi du triple retour.
* L’éclectisme : ce terme désigne les covens n’appartenant à aucune tradition précise. Chaque coven possède ses propres règles, souvent beaucoup moins strictes que celles de Gardner. Il y est souvent considéré qu’être wiccan est avant tout une affaire de foi plutôt que de rites initiatiques. En conséquence la hiérarchie habituelle (initié, prêtre, grand-prêtre) est soit inexistante soit l’attribution est laissée au vote des membres du coven.
* La tradition reclaiming, est une sorte de mélange entre de la spiritualité wiccane et un activisme politique (écologie, féminisme, etc.). Elle a été fondée par Starhawk.
* La church of wicca est une sorte d’école qui propose des cours par correspondance. Leur vision de la wicca, en tout cas jusqu’à maintenant, exclut la Déesse.
* La celtic wicca est basée sur le panthéon celtique. Cette tradition est beaucoup plus individualiste : chacun suit son chemin. Elle est principalement basée sur la guérison et la nature dans leurs rituels de groupe ou individuel pour honorer l’Ancien Lumineux et la Terre. C’est une des voies celtisantes très populaires.
JE SUIS TRES INTERESSE PAR DES COURS WICCA PAR CORRESPONDANCE MAIS EGALEMENT AU SEIN DUN COVEN. J HABITE A PORT-LOUIS 56, A COTE DE LORIENT. PEUT-ETRE Y EXISTE IL UNE STRUCTURE WICCANE ? MERCI DE VOTRE DILIGENCE
Notre Association regroupe un certain nombre de groupes de traditions différentes dont certains d’entre eux sont proches de la wicca en tant que “partenaires et amis” et vous avez toute latitude pour contacter l’un d’entre eux, qui sont répertoriés sur le site, et obtenir des réponses plus précises à vos questions. Un certain nombre de sites et forums wiccans existent aussi sur Internet que vous ne devriez pas avoir de mal à trouver via un moteur de recherche.