AURAICEPT NA N-ÉCES (avertissement)
avril 29, 2008 par associationart
J’ai commencé à traduire l’Auraicept depuis l’Anglais. Pour ceux qui ignorent de quoi il s’agit, c’est la source la plus ancienne de connaissance que nous ayons au sujet des ogams. J’ai déjà traduit une grande partie de l’introduction duqui l’a traduit en 1917 depuis un manuscrit écrit surtout en Irlandais moyen (= du Moyen âge), et ancien.
Dans son introduction, ‘vrai’ traducteur, Calder (1917),donne pas mal d’indications comme, par exemple, une discussion montrant que ce livre a été composé et retouché entre l’an 600 (sans doute) et l’an 1200 (sûrement).
Après cette introduction, vous trouverez le texte de l’auraicept lui-même divisé un partie s qui se construisent en ce moment: la partie 1 est purement grammaticale, la partie 2 est celle relative aux ogams.
En commençant la traduction du texte lui-même je me suis aperçu que ce livre de grammaire de la langue irlandaise ancienne, sous ses aspects un peu scolaires, cache une présentation de ce qu’est le langage de la poésie et de la magie. Voici deux exemples. Il y a une longue discussion sur le genre (masculin, féminin, neutre) des noms en Irlandais. Pour illustrer le fait que le genre n’est pas toujours identique au sexe des objets désignés par le mot, les auteurs nous donnent un petit poème de 4 vers. Le premier vers parle d’UN ‘banmacan’, un ‘elle-jeune-garçon’, car ce mot est masculin en Vieil Irlandais, ‘macan’ est un jeune garçon, ‘ban’ désigne un féminin, d’où la traduction :
Si j’étais ‘un’ garçonne J’aimerais chacun des jeunes étudiants [ou des ‘jeunes loups’]; Un homme [mâle] n’est pas reconnu pour tel s’il garde le silence, De loin, tu comprends cela parfaitement, Oh maisonnée.
En dehors de l’aspect ‘liberté sexuelle des jeunes femmes’ de ce poème, voyez combien il décrit une société d’interactions subtiles entre individus.
Pour illustrer le fait que le mot ‘tête’ est un neutre, il décrit le désespoir du poète qui voit sa femme décapitée devant lui :
‘Le-la’ [genre neutre] tête d’une femme qui a détruit mon travail, ‘Il-elle’ [genre neutre] a rejoint le sol, un son peu agréable, C’est la plus horrible des têtes De toutes, celle dont le cou est sous le ciel.