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Les fouilles archéologiques projetées par Matthieu Poux, l’universitaire lyonnais, sont interdites cet été sur le plateau de Corent, Puy-de-Dôme. Elles feraient de l’ombre à Gergovie

Après un premier refus de la CIRA – Commission interrégionale de la recherche archéologique – d’autoriser de nouvelles fouilles archéologiques sur l’oppidum de Corent, la réponse définitive est tombée : c’est non. Les fouilles sont suspendues pour un an sur ce plateau qui domine la vallée de l’Allier, à mi-distance entre Clermont-Ferrand et Issoire. Le dossier a été évoqué devant le Conseil national de la recherche archéologique, ainsi qu’à la direction de l’Architecture et du Patrimoine au ministère de la Culture et de la Communication, où Matthieu Poux a été reçu. Le refus définitif intervient également après consultation d’un second expert, « dont l’avis est largement concordant avec le premier », affirme la DRAC – Direction régionale des Affaires culturelles d’Auvergne. Un point que dément l’archéologue lyonnais. Dans un long communiqué, il réagit à cette seconde interdiction, et précise, que l’on n’a pas tenu compte de l’avis du contre-expert. « Contrairement à ce que laisse entendre le communiqué de la DRAC d’Auvergne, il préconisait une poursuite limitée des opérations de terrain » Matthieu Poux soutient aussi que cette décision « ignore les mises en garde réitérées des responsables scientifiques de la fouille, quant aux menaces qu’elle fait peser sur la pérennité de ses recherches, des financements et des équipes dont elles dépendent ». Il poursuit : « L’arrêt des opérations de terrain menées par les archéologues, sur un site particulièrement exposé aux pillages et aux travaux agricoles, aura des conséquences irrémédiables sur la protection d’un patrimoine, dont l’importance est reconnue à l’échelle européenne. Il est d’autant plus regrettable qu’il coïncide avec la mise en œuvre d’un important projet de mise en valeur des vestiges et des résultats, prévu pour l’été 2010 » Le brillant universitaire lyonnais travaille sur le site de Corent depuis 2001, et année après année, il a très vraisemblablement mis à jour Nemessos, la capitale des Arvernes. De quoi susciter de solides jalousies, et des découvertes qui font ombrage au site officiel de Gergovie tout proche. Le lieu présumé de la bataille est contesté de longue date à Clermont-Ferrand. Si le Lyonnais n’intervient pas dans la polémique, ses propos au profit de Corent relancent le débat… A plusieurs reprises, Matthieu Poux déclare aux médias tant locaux que nationaux (Europe 1…) : « Il ne faut pas se voiler la face : à Gergovie, on ne trouve rien de gaulois, seulement une ville gallo-romaine […]. Tout serait parfait, si les vestiges de Corent, on les avait trouvés à Gergovie » ! A Clermont-Ferrand, les instances archéologiques ne pouvaient pas laisser dire que le site officiel de Gergovie est une coquille vide… La sanction est venue, mesquine et révélatrice de la chape pesante qui étouffe l’archéologie en Auvergne. La suite dans un an…
Des prospections sans fouilles

Du nouveau pour Matthieu Poux. La Drac d’Auvergne vient de lui proposer de continuer ses prospections à Corent, sans fouilles, pour lui permettre de préciser ses travaux. En 2001, le Lyonnais a fouillé du gallo-romain à Corent, puis est tombé sur des vestiges gaulois considérables. Les résultats ont connu un retentissement européen. Ses découvertes ont remis en question la thèse sur le peuplement de oppida de Vincent Guichard, directeur du centre archéologique de Bibracte et président de l’association pour la recherche sur l’âge du fer en Auvergne. Elles ont aussi diminué l’importance du sitede Gergovie comme capitale des Gaules, au profit du site de Corent. « Une subvention équivalente aux années antérieures lui est proposée », a précisé Frédérik Letterlé, qui a renchéri : « Il n’est en rien « éjecté ». Personne ne remet en cause la qualité de ses travaux, et notre proposition est tout à fait honorable ».

Source : leprogres.fr

À Dossen Rouz, sur le port de Locquémeau, desfouilles archéologiques mettent à jour le passé gaulois du site. Ici, aux IIe et Ier siècles avant JC, on produisait du sel… Depuis près d’un mois, ils sont une douzaine d’irréductibles à fouiller l’histoire des Gaulois. Un chantier de fouilles archéologiques se tient sur le site gaulois de Dossen Rouz, au port de Locquémeau. Accroupis ou debout, des bénévoles, étudiants en histoire et archéologie pour la plupart, creusent, déplacent des cailloux pour mettre à jour une histoire qui remonte aux IIe et Ier siècles avantJC. À la tête de ces fouilleurs du passé, une chercheuse du CNRS de l’unité Centre de recherches archéologiques d’archéosciences et d’histoire (Creaah) de Rennes, Marie-Yvane Daire. «On connaît ce site depuis les années quatre-vingt. Il a déjà été sondé en 1998. Là, on a décidé de faire une étude approfondie, avant qu’il disparaisse, explique la chercheuse. Ce site a déjà été largement dégradé par l’érosion.» La tempête qui a sévi sur Locquémeau, en mars2008, n’a rien arrangé. Il était donc temps de sortir les pelles, mini-truelles et autres peignes. Ces fouilles, financées par le conseil général et le ministère de la Culture et aidées par le soutien logistique de la commune de Trédrez, ont été riches en découvertes. Des bouts de murs d’une maison gauloise sont notamment visibles à l’oeil nu. «On a trouvé le four!» Mais la découverte tant attendue est arrivée hier, peu avant notre passage sur place. «On a enfin découvert les restes du four à sel!», souriait Marie-Yvane Daire. Du temps des Gaulois, on produisait du sel à Dossen Rouz. «Ils collectaient de l’eau de mer, qu’ils faisaient ensuite chauffer dans des pots en argile sur un four», raconte la chercheuse. Combien de Gaulois vivaient là? «Ce site s’étend quand même sur 100m². On peut donc penser qu’il fallait une communauté suffisamment importante pour le faire fonctionner», avance Marie-Yvane Daire. Et des communautés comme celle-là, il y en avait d’autres dans la région. «Dans le coin, il existe une vingtaine de sites de ce type. Il y en a notamment deux à Pleumeur-Bodou. En Bretagne, on en dénombre, jusqu’à aujourd’hui, environ 200.» Un plus indéniable pour la recherche. «Tous ces éléments de comparaison vont nous aider à mieux comprendre comment fonctionnait le site de Dossen Rouz, mélange d’habitat et d’artisanat», souligne Marie-Yvane Daire. Quels modes de vie? La chercheuse attend beaucoup de ce chantier archéologique. Outre l’aspect production de sel, elle espère en apprendre davantage sur les modes de vie de l’époque. Vendredi, le chantier s’achèvera. Le site sera entièrement recouvert, remis en l’état. Coquillages, ossements d’animaux, morceaux de céramiques, etc. Tout ce qui a été mis à jour ici partira vers Rennes pour être analysé, inventorié. «Pour un mois de terrain, on a facilement dix mois de laboratoire derrière.» Bien plus tard, certaines pièces seront peut-être amenées à être exposées…

Source : letelegramme.com

GUIDE DES DOLMENS ET MENHIRS DU SUD DE LA FRANCE

En kiosque pour juillet aout 2009, le Hors série n°2 de la revue « l’Archéologue », pour seulement 6 €
Avec pour thème : « les Dolmens et menhirs du sud de la France ».
106 pages de superbes photos, une soixantaine de sites mégalithiques incontournables à découvrir.
Textes et photos : Bruno Marc

broceliande

Rendez vous le jeudi 09 juillet à 10h00 au Tribunal Administratif de Rennes (3, Contour de la Motte)

Depuis 5 ans, l’association Sauvegarde de Brocéliande s’oppose aux projets de Centre de Stockage de Déchets Ultimes (C.S.D.U type II) et d’usine de traitement de déchets portés par le SMICTOM Centre Ouest d’Ille et Vilaine comprenant 65 communes. Ces projets se situent au cœur d’une zone naturelle en Forêt de Brocéliande. .

Aujourd’hui, la justice a reconnu le risque pour la sécurité publique que faisait courir ce projet à raison de l’absence de prise en compte du risque d’incendie. L’étude d’impact a ainsi été considérée comme insuffisante sur ce point, mais également, à raison de l’absence de prise en compte du patrimoine culturel de Brocéliande, des mythes et légendes que véhicule cette forêt. C’est pourquoi, les travaux de construction de l’usine de traitement de déchets ont été suspendus depuis décembre 2007. Malgré les procédures engagées, les travaux du C.S.D.U continuent et aboutissent, au mépris du droit et au prix de la destruction d’une zone humide d’environ trois hectares, de 7 espèces protégées (rainette verte, tritons, salamandres…), et d’un site dont les caractéristiques écologiques sont exceptionnelles. Cela sans compter l’atteinte portée au patrimoine culturel lié à la forêt de Brocéliande.

Le Jeudi 09 juillet à 10h00 au Tribunal administratif de Rennes les recours menés par les associations “Sauvegarde de Brocéliande”et “SOS Brocéliande” à l’encontre des projets du SMICTOM seront examinés :

- recours en annulation de l’autorisation d’exploiter l’usine

- recours en annulation de l’autorisation d’exploiter le centre d’enfouissement

- recours en annulation du permis de construire de l’usine

- recours concernant les travaux de terrassement sans autorisation

Il s’agit là d’une journée cruciale pour l’ avenir de Brocéliande. Une mobilisation de grande ampleur est nécessaire pour dire non au désastre qui se joue actuellement sur le site de Point Clos.

Association Sauvegarde de Brocéliande Rue Val aux fées – 56430 Concoret Contact : 06.71.87.28.62

Mail : sauvegarde_broceliande@yahoo.fr

Site : http://www.sauvegarde-broceliande.org

flute aurignacien

Des flûtes en ivoire vieilles de plus de 35.000 ans mises au jour dans le sud-ouest de l’Allemagne sont les plus vieux instruments de musique connus et révèlent l’existence d’une tradition musicale au Paléolithique supérieur, selon une étude parue mercredi dans Nature.

Douze morceaux d’une flûte en os, de 21,8 cm de long et de 8 mm environ de diamètre, ont été retrouvés en septembre 2008 dans la grotte de Hohle Fels de la vallée de l’Ach, à la base de dépôts datant de l’Aurignacien (de 37.000 à 29.000 ans).
L’instrument est taillé dans un radius de vautour fauve (Gyps fulvus), un animal d’une envergure comprise entre 230 et 265 cm “dont les os conviennent parfaitement pour de grandes flûtes”, relèvent Nicholas Conard et Susanne Münzel de l’université de Tübingen, ainsi que Maria Malina, de l’Académie des sciences de Heidelberg.

“Les surfaces et la structure de la flûte sont en excellente état et révèlent de nombreux détails sur sa fabrication”, ont-ils constaté.

L’instrument comptait cinq trous et quatre traits fins qui étaient “probablement des marqueurs pour indiquer les endroits précis où les trous devaient être percés” à l’aide de pierres grossièrement taillées, précisent les auteurs.

La flûte compte également deux profondes entailles en V à l’une de ses extrémités. Les archéologues, qui n’ont pas encore fabriqué de réplique de l’instrument, pensent que ces entailles faisaient office de bec.
Les fouilles à Hohle Fels ont également livré 2 petits fragments de flûtes en ivoire de dimensions inégales appartenant à deux instruments distincts. Un autre fragment de flûte en ivoire a été retrouvé dans la vallée de Lone, à plusieurs dizaines de kilomètres de Hohle Fels.

“La technique de confection d’une flûte à partir d’ivoire est autrement plus complexe que celle à partir d’un os d’oiseau”, souligne dans un communiqué l’Université de Tübingen, qui précise que “compte tenu de la fragilité de l’ivoire, il est fréquent de retrouver des pièces isolées de tels objets”.

La datation au carbone 14 de la couche géologique dans laquelle ont été retrouvés ces instruments de musique donne un âge compris entre 40.000 et 31.000 ans, mais d’autres méthodes, comme la thermoluminescence, ont permis de préciser que ces objets étaient vieux d’environ 36.000 ans.

C’est également sur le site de Hohle Fels que l’équipe de Nicholas Conard a découvert, également en septembre 2008, une statuette datée d’environ 35.000 ans, la plus vieille représentation connue du corps féminin, qui a déjà fait l’objet d’une publication dans Nature le mois dernier.

La localisation de la flûte en os à seulement 70 cm de la figurine féminine du même âge “pourrait suggérer l’existence d’un possible lien contextuel entre ces deux vestiges”, selon le communiqué de l’université.

Les découvertes des instruments de musique “démontrent qu’une tradition musicale existait dans le répertoire culturel de l’Aurignacien”, affirment les archéologues.

Ils ajoutent qu’”en dehors de ceux trouvés dans le Jura souabe, il n’y a pas de preuve convaincante de l’existence d’instruments de musique vieux de plus de 30.000 ans”.

Des flûtes en os d’oiseaux datant du Paléolithique supérieur, et peut-être de l’Aurignacien, avaient été exhumées au début du 20ème siècle sur le site d’Izturitz dans les Pyrénées françaises, mais ces fouilles sont mal documentées et les objets ne peuvent donc pas être datés avec précision.

Source:
http://actu.voila.fr/actualites/sciences/2009/06/25/des-flutes-revelent-l-existence-d-une-tradition-musicale-vieille-de-35-000-ans_310041.html

D es archéologues ont découvert à Chypre un puits construit il y a 10.500 ans, et le squelette d’une jeune femme au fond, a indiqué un responsable des antiquités nationales. Ce puits cylindrique de cinq mètres a été découvert le mois dernier sur un chantier de construction à Kissonerga, un village côtier au bord de la Méditerranée, a précisé Pavlos Flourentzos. Une fois asséché, le puits a servi à jeter des détritus, des fragments d’os d’animaux, des débris de silex, des perles de pierre et des pendentifs datant du néolithique, et le squelette mal conservé de cette jeune femme. La datation au carbone 14 du squelette lui attribue 9.000 à 10.500 ans. C’est à cette époque que des hommes ont commencé à s’implanter durablement dans l’île. Auparavant, Chypre n’était qu’une étape en mer pour des migrants circulant autour de la Méditerranée. “Ce puits est l’un des plus anciens du monde” estime Thomas Davis, directeur de l’institut de recherche archéologique américain à Chypre. Il montre “le haut niveau de sophistication” des fermiers du néolithique dans l’île.

(source : AP – nouvelobs.com)

Au
IIIe siècle avant notre ère, les hommes et les femmes éminents de la société celte, dans le nord-est de ce qui n’était pas encore la France, entraient dans l’autre monde allongés sur un char. Des fouilles conduites par l’Institut national de recherche archéologique préventive (Inrap) dans la vallée de l’Aisne en apportent une nouvelle illustration. Dans une nécropole communautaire d’une dizaine de sépultures, les archéologues ont dégagé deux “tombes à char” : entourés de céramiques brisées et d’os de cochon et de mouton, avec une épée au côté, deux squelettes reposaient chacun sur un essieu, entre deux cerclages de fer entourant des roues de bois disparues. “Il ne s’agissait pas de chars d’apparat : il y a une pièce de réparation sur l’un d’eux”, indique Sophie Desenne, responsable de la fouille. “Il faut imaginer le corps déposé comme sur un brancard, avec les récipients et les pièces de viande en dessous, explique-t-elle, le tout entouré d’un coffrage de bois et probablement recouvert d’une toiture, formant un petit tumulus qui s’est par la suite effondré.” Ce mode d’inhumation est fréquent dans cette région, où des centaines de tombes de ce type, parfois richement parées, ont déjà été décrites. Dès l’Antiquité, elles ont intéressé les pillards : “le cerclage des roues présentait une source de fer de qualité”, note Mme Desenne. Les deux tombes qu’elle étudie sont restées inviolées.

(sopurce :  http://www.lemonde.fr/planete/article/2009/06/12/des-chars-exhumes-de-tombes-celtes-dans-l-aisne_1206191_3244.html )

Bienvenue au Solstice d’été à Plouharnel 18-22 juin 2009 MEGALITHES ENTRE CIEL ET TERRE Une chance unique d’approcher le mystère des mégalithes de Carnac. Conférences, débats, observations des levers et couchers de soleil, visites commentées –à pied, en bateau, en ULM et en hélicoptère-, ateliers, expositions, projections de films, contes, musique…

http://solsticefrench.megalithes.info/

Elle dormait là depuis près de 4000 ans. Jeudi dernier, les archéologues ont mis au jour le squelette d’une femme sur la colline du Lessus, à Saint-Triphon. Les ornements retrouvés (boucle d’oreille et épingle) laissent à penser que la sépulture pourrait remonter à l’âge du bronze ancien. Plus précisément entre 2000 et 1800 av. J.-C., estime Carine Wagner, de la section de l’archéologie cantonale.

La découverte faite à l’occasion de travaux de terrassement n’a rien d’anodin. Les ossements d’un fœtus ont été retrouvés au niveau du bassin de la femme. C’est Le Nouvelliste qui a révélé mardi cette information, avançant l’hypothèse d’un décès en couche. Une interprétation que Carine Wagner juge hâtive: «A l’heure actuelle, il n’y a aucun moyen de prouver ce scénario. Un morceau de crâne du bébé se trouvait effectivement sur le bassin de l’adulte, mais on ne sait pas s’il se trouvait encore dans l’utérus ou s’il a été déposé après la mort de la mère. Un anthropologue devra examiner les os pour tenter de déterminer si l’enfant était à terme ou non.»

Les pratiques quant à l’inhumation des bébés varient énormément, ajoute l’archéologue. «A l’époque romaine ou à l’âge du fer, on trouve par exemple des fœtus enterrés dans des habitats. On peut difficilement établir de règle en la matière.»

Hache et poignard
La tombe est apparue sur le terrain de Vincent Rossier, situé à un jet de pierre du Jardin botanique de Saint-Triphon. Le Boyard y construit actuellement une villa. Pour lui, la découverte n’a rien d’une surprise. «Il y a quelques dizaines d’années (ndlr: en 1971 ), une autre tombe avait été découverte sous la parcelle voisine.» Une hache, une épingle et un poignard avaient été retrouvés.

La preuve de la richesse du Lessus n’est d’ailleurs plus à faire. La colline intéresse les archéologues depuis des décennies. L’exploitation des carrières de marbre noir a permis la mise au jour de très nombreux vestiges. «Le site est habité au moins depuis le néolithique, signale Gilbert Kaenel, conservateur du Musée cantonal d’archéologie. Et on trouve des traces d’occupation à toutes les périodes: âge du bronze, âge du fer, époque romaine, Moyen Age…»

Le Lausannois se refuse toutefois à parler d’une présence humaine ininterrompue: «Vu de loin, on a l’impression d’une continuité, mais il peut y avoir des «trous» de plusieurs siècles.» Ce qui fait la particularité du lieu? Sa position dominante sur la plaine du Rhône et sa situation le long d’un axe routier important, détaille Carine Wagner.

Saint-Triphon n’a sans doute pas livré tous ses trésors. «Ce site a un gros potentiel, notamment sur le plateau du Lessus et aux environs du village», souligne l’archéologue. «Et il y a encore des choses à découvrir sur la colline de Charpigny, au sud de la localité», ajoute Gilbert Kaenel.

(source : http://www.24heures.ch/ )

Un village, datant de 3205 avant Jésus-Christ, protégé par une puissante palissade a été trouvé à Sutz-Lattrigen (Suisse). C’est du jamais vu dans l’archéologie lacustre d’Europe centrale pour cette période de l’histoire.

Cette trouvaille pourrait remettre en question les thèses actuelles de l’archéologie lacustre. Les archéologues pensaient jusqu’à maintenant que les populations de cette période vivaient dans un milieu pacifiste; les palissades pourraient prouver le contraire.

Plus de 20 ans de fouilles
Le service archéologique du canton de Berne fouille depuis 1988 les rives du lac aux abords de la commune de Sutz-Lattrigen. Sept villages sur pilotis datant de 4300 à 1600 avant Jésus-Christ ont été mis à jour. De nombreuses découvertes restent à faire sur le site. Le service archéologique du canton de Berne va poursuivre les fouilles. De nombreux sites doivent encore être étudiés et protégés.
Cette nouvelle étape devrait débuter l’année prochaine.

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